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Introduction
Les Grands Lacs forment un milieu naturel
dynamique qui subit l’influence des activités
humaines, des conditions météorologiques et du
climat. Ils s’étendent sur plus de
243 460 kilomètres carrés
(94 000 milles carrés) et baignent un
bassin hydrographique qui occupe plus du double
de cette superficie. Ils contiennent environ
23 quatrillions (6 quadrillions de
gallons) de litres d’eau. Leurs rives, en
comptant celles du fleuve Saint-Laurent, s’étendent
sur plus de 18 100 kilomètres
(11 200 milles). Ils constituent
environ le cinquième des réserves d’eau
douce de la planète. Seuls les calottes
polaires et le lac Baïkal, en Sibérie,
renferment des volumes d’eau douce plus
importants. Si l’on répartissait
uniformément l’eau des Grands Lacs à travers
les États-Unis, ce pays serait submergé sous
environ trois mètres (9,5 pieds) d’eau.
Le réseau des Grands Lacs est complexe et
présente des variations des niveaux d’eau
importantes et imprévisibles. En tant que
gardiens des ressources naturelles, nous devons
comprendre les causes et les conséquences des
variations des niveaux des Grands Lacs. Grâce
à une meilleure compréhension des phénomènes
et à une information opportune, nous pourrons
tous prendre des décisions éclairées. Le
présent document répond aux questions le plus
fréquemment posées concernant le lac Ontario
et le fleuve Saint-Laurent.
Pour de plus amples renseignements, vous
pouvez également visiter les sites Web suivants :
www.islrbc.org
et www.ijc.org.
Le Conseil international de contrôle du
fleuve Saint-Laurent (CICFSL) vous invite à
formuler des commentaires et des suggestions à
propos du présent document ainsi que des
propositions de questions et de réponses
supplémentaires qui pourraient s’avérer
utiles. Vous pouvez adresser directement votre
correspondance aux secrétaires du Conseil (www.islrbc.org/index.htm)
ou encore utiliser la section réservée aux
commentaires du site Web.
SECTION 1:
Prise de décisions
Q 1.1: Qu’est
ce que la Commission mixte internationale, et
comment cet organisme régularise-t-il les
niveaux et les débits d’eau?
Prochaine question
| Début du document
- La Commission mixte internationale (CMI) a
été établie en vertu du Traité des
eaux limitrophes de 1909 pour
aider les États-Unis et le Canada à
éviter et à résoudre les conflits
relatifs à l’utilisation des eaux qu’ils
partagent. En vertu du Traité, la CMI
approuve certains projets qui influent sur
les niveaux et les débits d’eaux
limitrophes (par exemple, le projet de
construction d’une centrale hydro-électrique
exécuté près de Massena, dans l’État
de New York, et de Cornwall, en
Ontario).
Q 1.2: Que
sont les ordonnances d’approbation?
Prochaine
question | Début du document
- Lorsqu’elle approuve un projet, la CMI
émet des ordonnances d’approbation qui
peuvent prescrire certaines conditions
concernant les débits d’eau dans une
installation afin de protéger les
intérêts des deux pays. En ce qui concerne
le projet de centrale hydro-électrique, les
ordonnances d’approbation ont été
émises en 1952 et modifiées en 1995.
Q1.3 Les
ordonnances d’approbation seront-elles
mises à jour?
Prochaine
question | Début du document
- En décembre 2000, la CMI a instauré
un Conseil d’étude sur le lac Ontario et
le fleuve Saint-Laurent pour : a) examiner
l'actuelle régularisation des niveaux et
débits d’eau dans lac Ontario et le
fleuve Saint-Laurent, en tenant compte de
ses répercussions sur les intérêts
touchés, b) favoriser une meilleure
compréhension du réseau par toutes les
parties intéressées et c) fournir toutes
les informations pertinentes, techniques et
autres, nécessaires à la poursuite de l’examen.
Lorsqu’ils auront achevé leur examen (qui
devrait durer cinq ans), les membres du
Conseil d’étude pourraient recommander à
la CMI d’apporter d’autres modifications
à ses ordonnances d’approbation. Pour
obtenir des renseignements sur l’examen en
cours, veuillez communiquer avec
M. Tony Eberhardt, Ph.D., au
(716) 879-4257, ou avec
M. Ed Eryuzlu, au
(613) 995-9640.
Q 1.4:
Qu’est- ce que le CICFSL?
Prochaine
question | Début du document
- Lorsqu’elle a approuvé le projet de
construction de la centrale hydro-électrique
et de la voie maritime, la CMI a mis sur
pied le Conseil international de contrôle
du fleuve Saint-Laurent (CICFSL) pour
superviser la régularisation des niveaux et
débits d’eau et s’assurer du respect
des ordonnances d’approbation. L’une des
tâches du CICFSL était d’élaborer un
plan de régularisation pour établir des
débits d’eau dans les installations
conformes aux ordonnances d’approbation.
Q 1.5:
Qui siège au CICFSL?
Prochaine
question | Début du document
- Le CICFSL est composé de dix membres (cinq
de chaque pays). On peut trouver la
liste des membres actuels au site Web du
Conseil : www.islrbc.org. Les
membres sont nommés par la CMI et
interviennent selon leurs compétences
personnelles et professionnelles plutôt que
comme représentants de leurs pays ou
organismes.
Q 1.6:
Comment les membres du
CICFSL sont-ils nommés?
Prochaine
question | Début du document
- Les membres du CICFSL sont nommés par la
CMI en fonction de leur expérience
technique, du soutien technique offert par
leur entité d’appartenance et de leur
connaissance du réseau du lac Ontario et du
fleuve Saint-Laurent.
Q 1.7:
Pourquoi toutes les parties intéressées
ne sont-elles pas représentées au CICFSL?
Prochaine
question | Début du document
- Les membres du Conseil sont nommés en
fonction de leurs compétences personnelles
et professionnelles, et non à titre de
représentants d’intérêts particuliers
ou de régions spécifiques. Grâce à l’expertise
de ses membres et à leurs relations avec
les groupes d’intérêt, le Conseil
dispose de connaissances étendues sur les
répercussions des mesures de gestion de l’eau.
Comme les relations avec des groupes d’intérêt
sont bidirectionnelles, le Conseil connaît
très bien les répercussions des niveaux et
débits d’eau sur les parties
intéressées. Le Conseil invite également
à ses réunions des intervenants possédant
un savoir-faire technique pour résoudre les
questions opérationnelles.
Q 1.8: Quels
sont les moyens mis de l'avant pour que le
public puisse influer sur les décisions du
CICFSL?
Prochaine
question | Début du document
- Parmi les moyens adoptés pour assurer une
communication adéquate, mentionnons les
réunions publiques (au moins une fois par
année), les réunions périodiques avec des
représentants élus, les réunions
spéciales avec des parties intéressées,
le forum de discussion du site Web du
Conseil (www.islrbc.org)
et, enfin, les téléconférences
semestrielles qui relient de nombreux sites
du bassin. De plus, le Conseil répond à un
grand nombre d’appels téléphoniques, de
lettres et de messages électroniques.
Q 1.9:Pourquoi
les réunions du CICFSL, les ordres du jour
et les procès-verbaux ne sont-ils pas
accessibles au public?
Prochaine
question | Début du document
- Le CICFSL prend ses décisions par
consensus en fonction des meilleurs
intérêts des deux pays et de toutes les
parties intéressées. Il n’y a pas de
négociations à partir des positions des
pays participants ou des intérêts
particuliers. L’ouverture des réunions au
public restreindrait la discussion libre
nécessaire pour que les membres du Conseil
parviennent à un consensus, forcerait ces
derniers à adopter des positions rigides et
réduirait leur capacité de prendre des
mesures en temps opportun pour résoudre des
problèmes internationaux délicats. Le
CICFSL fait des efforts pour obtenir de l’information
auprès de la population du bassin par l’entremise
de réunions, de conférences
téléphoniques et de son site Web (www.islrbc.org).
En outre, il informe le public par des
communiqués, le site Web, des réunions
publiques et les réponses données aux
demandes de renseignements sur ses
décisions stratégiques concernant les
débits et sur les raisons qui l’ont
amené à prendre ces décisions.
Q1.10:
Pourquoi le CICFSL ne prend-il pas ses
décisions en recourant à un vote officiel?
Prochaine
question | Début du document
- Le vote officiel fait partie d’un
processus fondé sur la représentation.
Selon la CMI, le système ne pourrait pas
fonctionner avec autant de souplesse si les
membres du CICFSL représentaient des
intérêts ou des régions spécifiques. Le
Conseil discute des questions soulevées par
ses membres jusqu’à ce qu’un consensus
soit atteint ou que la CMI doive intervenir,
ce qui n’est jamais arrivé. La CMI pense
que ce mode de fonctionnement est celui qui
sert le mieux l’intérêt commun.
Q1.11: Qu’est-ce
que le critère k) et qu’est-ce qui
déclenche une intervention en vertu de ce
critère dans des conditions de hautes eaux
et de basses eaux?
Prochaine
question | Début du document
- Le critère k), inclus dans les
ordonnances d’approbation du projet du
Saint-Laurent, permet au Conseil d’autoriser
des débits supérieurs ou inférieurs à
ceux qui sont indiqués dans le plan de
régularisation afin d'atténuer les
conséquences subies par des intérêts
particuliers dans le cas de variations
extrêmes de l'approvisionnement en eau non
prévues au moment de l’approbation du
projet. Dans le passé, le Conseil a
considéré plusieurs facteurs lorsqu’il a
recommandé à la CMI d’invoquer le
critère k). Le Conseil n’attend pas que
les niveaux d’eaux excèdent les limites
inférieures ou supérieures; il tente
plutôt de prévenir de tels événements
lorsque c’est possible. Les principaux
facteurs examinés sont les suivants.
- Le niveau courant du lac Ontario
- La probabilité que le niveau d’eau du
lac Ontario excède les limites inférieures
ou supérieures si le plan de
régularisation est suivi à la lettre
- L’étendue et l’importance de la
couche de neige (s’il y a lieu)
- La quantité d’eau dans les Grands Lacs
situés en amont.
Selon ces facteurs, le Conseil peut
recommander à la CMI d’invoquer le critère
k). Une fois cette décision prise, les
opérations prévues en vertu de ce critère
commencent. Dans des conditions
d'approvisionnement en eau élevé, le
critère k) permet d'atténuer les
conséquences sur les riverains situés en
amont et en aval des ouvrages. Dans des
conditions de basses eaux, le critère k)
permet d’assouplir au maximum les
contraintes imposées aux installations
hydroélectriques et à la navigation.
Q1.12:
Pourquoi la CMI n’inclut-elle pas un
critère dans ses ordonnances d’approbation
pour préserver la navigation de plaisance
ou l’environnement?
Prochaine
question | Début du document
- Ces intérêts sont devenus importants
depuis l’émission des premières
ordonnances d’approbation, et surtout ces
dernières années. Pour cette raison, le
CICFSL et la CMI ont demandé instamment qu’une
étude soit menée sur cette question et sur
les questions connexes. Les gouvernements
américain et canadien ont approuvé l’étude
et offert du financement. Le travail a été
entrepris par le Conseil d’étude sur le
lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent de la
CMI, établi en l’an 2000. Le but
général de l’étude est d’examiner la
régularisation actuelle des niveaux et
débits d’eau dans le réseau du lac
Ontario et du fleuve Saint-Laurent, en
tenant compte de son incidence sur les
parties intéressées. On examinera comment
le système de régularisation se comporte
avec les apports d’eau enregistrés jusqu’à
présent et avec les modifications
éventuelles des apports d’eau en fonction
de divers scénarios relatifs au changement
climatique. On examinera également le
réseau hydrographique et on déterminera si
la navigation de plaisance et la protection
de l’environnement peuvent être prises en
compte dans les ordonnances d’approbation
et le plan d’exploitation des ouvrages et,
le cas échéant, de quelle manière.
Q 1.13:
Quelle est la relation entre le CICFSL et
le Conseil d’étude sur le lac Ontario et
le fleuve Saint-Laurent?
Prochaine
question | Début du document
- La CMI
a demandé au Conseil d’étude sur le lac
Ontario et le fleuve Saint-Laurent de
travailler de façon indépendante du CICFSL.
L’information recueillie et les résultats
obtenus au cours de l’étude seront
transmis à la CMI, puis au CICFSL. Le
mandat de ce dernier demeurera inchangé
durant et après l’exécution de l’étude,
à moins qu’il ne soit modifié par la CMI.
Q
1.14: Quels sont les intérêts
protégés en vertu du Traité des eaux
limitrophes de 1909 et des ordonnances d’approbation?
Prochaine
question | Début du document
- Le Traité stipule que
la CMI, lorsqu’elle approuve un projet qui
entraînera l’élévation des niveaux d’eau
naturels, doit prendre des dispositions
adéquates pour la protection et l’indemnisation
en cas de préjudice de toutes les parties
de part et d’autre de la frontière. Il
stipule également qu’aucun usage de l’eau
ne doit être permis s’il tend
substantiellement à entraver ou restreindre
tout autre usage auquel il est donné une
préférence dans l’ordre de préséance
suivant : i) usages pour des fins
domestiques et hygiéniques; ii) usages
pour la navigation, iii) usages pour
des fins de production hydro-électrique et
d’irrigation. Les ordonnances énoncent
certains critères concernant la
régularisation des niveaux et des débits d’eau.
On limite ainsi les conséquences de la
régularisation sur les riverains (les
propriétaires de portions de rivage), tout
en garantissant la sécurité et la
régularité de la navigation sur la voie
maritime et de la production
hydroélectrique
SECTION 2: Niveaux
d’eau élevés dans le lac Ontario
Q 2.1:
Quels étaient les niveaux d’eau du lac
Ontario avant la régularisation et
quels sont-ils depuis sa mise en oeuvre?
Prochaine
question | Début du document
- La régularisation a débuté en 1960. De
1918 à 1959, le niveau moyen à long terme
du lac Ontario était de 74,70 mètres
(245,1 pieds), avec une moyenne
mensuelle maximale de 75,76 mètres
(248,6 pieds) et une moyenne mensuelle
minimale de 73,74 mètres (241,9 pieds),
soit une plage de variation totale de
2,02 mètres (6,6 pieds).
De 1960 à 2000, le niveau moyen à long
terme du lac était de 74,80 mètres
(245,4 pieds), avec une moyenne
mensuelle maximale de 75,73 mètres
(248,5 pieds) et une moyenne mensuelle
minimale de 73,83 mètres (242,2 pieds),
soit une plage de variation totale de
1,90 mètre (6,2 pieds).
L’élévation du niveau moyen à long
terme depuis 1960 est attribuable à des
apports d’eau plus importants depuis cette
date qu’au cours de la période
antérieure à la régularisation. Si cette
dernière n’avait pas été mise en
oeuvre, ces apports supplémentaires
auraient entraîné une élévation du
niveau moyen à long terme au cours de la
période allant de 1960 à 2000, lequel
aurait atteint 75,12 mètres
(246,5 pieds), avec une moyenne
mensuelle maximale de 76,07 mètres
(249,6 pieds) en juin 1973 et une
moyenne mensuelle minimale de 73,78 mètres
(242,0 pieds) en décembre 1964,
soit une plage de variation totale de
2,29 mètres (7,5 pieds).
Q 2.2:
La régularisation a-t-elle
entraîné une détérioration des rives du
lac Ontario?
Prochaine
question | Début du document
- Non. La régularisation a permis de
réduire les dommages causés aux rives.
Elle a contribué à réduire de manière
significative la durée et l’importance
des crues extrêmes du lac Ontario. Lorsqu’on
a réalisé les travaux, on a creusé des
portions du fleuve Saint-Laurent, ce qui a
eu pour effet d’augmenter la capacité de
décharge du lac Ontario. Cette augmentation
a été utilisée dans les périodes d’apports
d’eau importants. En conséquence, les
crues extrêmes du lac Ontario ont été
réduites de deux à trois pieds.
Q 2.3: Les
niveaux d’eau sont-ils plus élevés
depuis le début de la régularisation et,
si oui, pourquoi?
Prochaine
question | Début du document
- Oui, en moyenne, ils sont plus élevés.
Ce phénomène s’explique par des apports
d’eau plus importants dans le lac Ontario
depuis la mise en œuvre de la régularisation.
Sans cette dernière, le lac Ontario aurait
établi à plusieurs reprises de nouveaux
records de niveaux élevés. Même si la
régularisation a permis de réduire l’incidence
de ces apports supplémentaires, elle ne l’a
pas complètement éliminée.
Q 2.4 Est-ce
que la production d’énergie
hydroélectrique et la navigation
bénéficient des niveaux d’eau élevés
du lac Ontario?
Prochaine
question | Début du document
- Les niveaux d’eau élevés du lac
Ontario peuvent être bénéfiques pour la
production hydroélectrique et pour la
navigation. Cependant, ils entraînent
souvent une hausse du débit dans le fleuve
Saint-Laurent, ce qui peut avoir des
répercussions négatives. Par exemple, des
débits plus importants dans la voie
maritime et dans le barrage hydro-électrique
réduisent le niveau du lac
St. Lawrence, qui est situé
immédiatement en amont du barrage. Ce bas
niveau peut s’avérer dangereux pour la
navigation et même entraîner l’échouement
de navires. En outre, des débits importants
peuvent produire des contre-courants qui
rendent les navires plus difficiles à manœuvrer.
En ce qui concerne le barrage hydroélectrique,
on peut produire davantage d’électricité
lorsque de plus grands volumes d’eau
traversent les turbines. Toutefois, l’abaissement
du niveau du lac St. Lawrence qui en
résulte réduit la charge d'eau du barrage
et la quantité d’électricité produite
par pied cube d’eau.
Q 2.5:
Le Traité des eaux limitrophes prescrit-il
à la CMI d’exiger des compensations
financières pour les dommages matériels
résultant de la régularisation?
Prochaine
question | Début du document
- Selon le Traité des eaux limitrophes,
dans les cas où un ouvrage entraîne une
élévation des niveaux d’eau naturels d’un
côté de la frontière, la CMI doit prendre
des dispositions adéquates pour la
protection et l’indemnisation de toutes
les parties qui subissent des préjudices de
l’autre côté de la frontière. Selon la
CMI, les lois du Canada ainsi que la
Constitution et les lois des États-Unis
contiennent de telles dispositions eu égard
à la construction, à l’entretien et à l’exploitation
des ouvrages dans le fleuve Saint-Laurent.
Q 2.6:
Qu’est-ce que le critère i) et quelle
est son utilité?
Prochaine
question | Début du document
- Le critère i) exprime la volonté de la
CMI de faire en sorte qu’avec les mêmes
apports d’eau, les niveaux moyens mensuels
supérieurs à 75,07 mètres
(246,3 pieds – SRIGL 1985) ne soient
pas plus fréquents avec la régularisation
qu'avant. L’application du critère i)
permet d’éviter l’obligation de
maintenir les niveaux d’eau près de la
limite supérieure de la plage de variation
permise.
Q 2.7:
Pourquoi la Commission n’utilise-t-elle
pas le critère i) comme limite supérieure
pour la régularisation du niveau d’eau
du lac Ontario?
Prochaine
question | Début du document
- Les critères a) à k) forment un ensemble
de mesures qu’on peut prendre si les
apports d’eau se maintiennent dans la
plage de variation que l’on a connue avant
l’aménagement. Cet ensemble comprend le
critère i), qui précise que la
fréquence des niveaux moyens mensuels
égaux ou supérieurs à environ 75,07 mètres
(246,3 pieds) doit être réduite. Le
critère h) spécifie la limite supérieure
du niveau d’eau du lac Ontario, qui s’établit
à 75,37 mètres (247,3 pieds). Si
l’on utilisait le niveau prescrit par le
critère i) comme limite supérieure, on
réduirait la plage de variation des niveaux
d’un pied. Cela représenterait une
modification importante des ordonnances d’approbation
et il serait plus difficile, voire
impossible, de respecter les autres
critères.
Q 2.8: Quels
facteurs influent sur l’érosion des
rives?
Prochaine
question | Début du document
- Les principaux facteurs qui influent sur l’érosion
à long terme des rives comprennent l’action
des vagues, la composition et la structure
des rives et les mouvements à long terme
des sédiments le long des rives. Aucun de
ces facteurs n’est directement relié aux
fluctuations des niveaux d’eau. Cependant,
le niveau du lac a un effet sur l’endroit
où l'énergie des vagues se dissipe sur les
plages ou sur les falaises et, par
conséquent, sur le rythme d’érosion des
rives et de recul des falaises sur de
courtes périodes.
Lorsque les niveaux d'eau sont élevés,
les vagues induites par le vent peuvent
déclencher d'importants épisodes d'érosion
à court terme qui, autrement, se produiraient
plus tard ou de façon plus graduelle. Les
hauts niveaux peuvent également concentrer
l'action des vagues sur des ouvrages anti-érosion
et parfois les endommager. La vitesse du recul
à long terme ne semble pas associée aux
fluctuations des niveaux d'eau dans de
nombreuses zones riveraines des Grands Lacs.
Dans d'autres zones, les fluctuations des
niveaux d'eau peuvent influer sur la vitesse
du recul à long terme.
Q. 2.9:
Peut-on résoudre les
problèmes d’inondation et d’érosion
autrement que par la régularisation des
niveaux d’eau?
Prochaine
question | Début du document
- La protection des rivages peut être
efficace dans certains cas. Toutefois, le
meilleur moyen de résoudre les problèmes d’inondation
et d’érosion consiste à gérer les rives
efficacement. Cette responsabilité incombe
en premier lieu aux administrations locales
ou aux gouvernements des États et des
provinces. Les règlements du département
de la Conservation de l’environnement de l’État
de New York, promulgués en vertu de la
Coastal Erosion Harzard Act de ce
même État, mettent en œuvre plusieurs
mesures destinées à réduire les
inondations et les pertes dues à l’érosion
le long des rives du lac Ontario. En
Ontario, on utilise plusieurs mécanismes
pour limiter l'aménagement des zones
côtières où il y a risque d’inondation
et d’érosion. La province de l’Ontario
a donné une orientation globale et établi
des critères opérationnels dans son
énoncé de politique sur les rives du
fleuve Saint-Laurent et des Grands Lacs. En
vertu de l’article 28 de la Loi
sur les offices de protection de la nature,
les offices de protection de la nature
peuvent réglementer certaines activités
d'aménagement sur les rives des Grands Lacs
et du fleuve Saint-Laurent par l’entremise
de règlements sur le remblayage, la
construction et l'altération des cours
d'eau. À l’échelon municipal, de
nombreuses municipalités ont adopté, en
vertu de la Loi sur l’aménagement du
territoire, des plans et des règlements
de zonage officiels en collaboration avec
les offices de protection de la nature pour
assurer la protection des plages mouvantes
ou vulnérables aux inondations ou à l’érosion.
On compte ainsi éviter le plus possible la
création de nouveaux problèmes et disposer
de l’information nécessaire aussi tôt
que possible au cours du processus de
planification. Parmi les mesures qui se sont
révélées efficaces, mentionnons les
suivantes.
- Construction des nouveaux ouvrages en
retrait dans les zones vulnérables aux
inondations ou à l’érosion, en tenant
compte du recul à long terme
- Déplacement des ouvrages à risque
- Exigences de déclaration concernant les
biens immobiliers
- Acquisition de terres non aménagées
présentant des risques élevés
- Limitation des constructions dans les
plaines d’inondation
- Acquisition de servitudes dans les plaines
d’inondation.
- Inclusion de commentaires sur les zones à
risque dans les plans officiels
- Application des règlements sur le
remblayage, la construction et l'altération
des cours d'eau
- Préparation de plans intégrés de
gestion des rives qui tiennent compte de la
sécurité et de l’utilisation publiques
et du patrimoine naturel.
Q 2.10: Pourquoi
ne peut-on pas abaisser les niveaux d’eau
du lac Ontario chaque année en automne pour
pallier les apports d’eau importants le
printemps suivant?
Prochaine
question | Début du document
- Il n’est pas toujours possible
d'abaisser les niveaux d’eau à l’automne.
Une telle mesure engendrerait des débits
sortants très importants, ce qui conduirait
à enfreindre un ou plusieurs des critères
des ordonnances d’approbation ou à causer
des préjudices importants à d’autres
parties intéressées. En outre, si l’on
abaissait les niveaux d’eau à l’automne,
on manquerait de réserves en cas de faibles
apports d’eau au printemps.
Q 2.11:
Pourquoi ne met-on pas fin
plut tôt à la saison de navigation entre
le lac Ontario et Montréal afin de
décharger davantage le lac Ontario?
Prochaine
question | Début du document
- La Commission ne fixe pas les dates du
début et de la fin de la saison de
navigation. Toutefois, la régularisation
des débits sortants conformément au Traité
des eaux limitrophes et les ordonnances
d’approbation ont un effet sur la
navigation.
Q2.12: À
quel niveau du lac Ontario les hautes eaux
ont-elles des répercussions négatives?
Prochaine
question | Début du document
- Bien que l'on
régularise le niveau du lac Ontario pour
qu'il demeure inférieur à 75,37 mètres
(247,3 pieds), il n’existe aucun
niveau repère à partir duquel on peut
affirmer que des répercussions négatives
se produiront dans le réseau hydrographique.
L’importance du préjudice subi par un
utilisateur est fortement tributaire du lieu
et de l’utilisation. La CMI et le Conseil
savent que différents secteurs du réseau
peuvent subir des répercussions lorsque les
niveaux du lac Ontario et du fleuve
Saint-Laurent varient, même à l’intérieur
de la plage de variation prescrite.
SECTION 3: Niveaux
d’eau et débits élevés dans le fleuve
Saint-Laurent
Q 3.1: La
régularisation des débits sortants
du lac Ontario amène-t-elle une
augmentation des risques d’inondations
printanières dans la région de Montréal?
Prochaine
question | Début du document
- Non. Les intérêts des riverains situés
en aval ne sont pas moins protégés depuis
l’émission des ordonnances d’approbation
qu’ils ne l’étaient avant le démarrage
du projet. La régularisation des débits
sortants du lac Ontario a, de fait, réduit
l’occurrence des inondations printanières
dans la région de Montréal. La ville est
menacée par les inondations parce qu’elle
est située à la confluence de la rivière
des Outaouais et du fleuve Saint-Laurent.
Les crues printanières dans le bassin de la
rivière des Outaouais sont, dans une grande
mesure, non régularisées et peuvent causer
des inondations importantes dans la région
de Montréal. La régularisation en temps
opportun du débit sortant du lac Ontario a
très souvent contribué à éviter de
graves inondations dans les régions de
Montréal et du lac Saint-Louis durant les
crues de la rivière des Outaouais.
D'ordinaire, la réduction de ce débit est
compensée par des débits plus élevés
avant ou peu après la crue de la rivière
des Outaouais.
Q 3.2:
Depuis l’achèvement du
projet, les apports d’eau ont-ils été
plus importants qu’on ne le prévoyait au
moment de sa conception?
Prochaine
question | Début du document
- Oui, à plusieurs reprises. En
conséquence, à quelques occasions, les
niveaux et débits d’eau dans le réseau
du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent
ont dépassé les critères établis par la
CMI. Lorsqu’on a conçu le projet, on s’est
servi des apports d’eau enregistrés au
cours de la période allant de 1860 à 1954
pour déterminer l’ampleur du dragage et
des travaux nécessaires au respect des
critères et des exigences. Lorsque les
apports ont été plus importants que ceux
enregistrés au cours de la période de
référence, certains critères n’ont pas
été respectés.
Q 3.3:
Quels ont été les
avantages de la régularisation du
lac Ontario pour les riverains du fleuve
Saint-Laurent?
Prochaine
question | Début du document
- La gestion opportune
des débits sortants du lac Ontario a permis
d’éviter les niveaux d’eau très
élevés et les inondations dans la région
de Montréal. La régularisation du lac
Ontario a également réduit grandement la
fréquence des embâcles dans le fleuve, à
la fois en amont et en aval de la région de
Cornwall et de Massena, contribuant ainsi à
réduire les inondations et les dommages aux
rives qui sont souvent associés aux
embâcles. Enfin, l’aménagement de la
voie maritime du Saint-Laurent et la
construction du barrage hydroélectrique ont
créé des conditions favorables à
l'avènement et à l’expansion de la
navigation de plaisance dans de nombreuses
portions du fleuve Saint-Laurent grâce à l’élimination
des rapides, à la création du lac
St. Lawrence et à la stabilisation des
débits et des niveaux d’eau du fleuve.
SECTION 4:
Bas
niveaux d’eau dans le lac Ontario et le
fleuve Saint-Laurent
Q 4.1: Quelles
mesures la CMI et le CICFSL prennent-ils
pour pallier les faibles apports d’eau et
éviter les très bas niveaux d’eau dans
le lac Ontario ou dans le fleuve
Saint-Laurent?
Prochaine
question | Début du document
- Les critères et le plan de
régularisation visent à maintenir le
niveau du lac Ontario au-dessus de
74,15 mètres (243,3 pieds) du 1er avril
au 30 novembre, même si les précipitations
sont très faibles. Le plan d’exploitation
a été conçu pour réduire les débits
sortants lorsque les précipitations
diminuent. Lorsque les conditions le
permettent, le Conseil peut s’écarter du
plan en vue de réduire encore davantage les
débits sortants (stocker de l’eau pour
les périodes encore plus sèches) ou
augmenter ceux-ci (libérer de l’eau pour
répondre à un besoin particulier à court
terme). Dans les conditions de sécheresse
extrême, tout est mis en œuvre pour
favoriser la navigation et la production d’hydroélectricité,
conformément aux ordonnances d’approbation.
Q 4.2:
À quel niveau du lac
Ontario les bas niveaux d’eau ont-ils des
répercussions négatives?
Prochaine
question | Début du document
- Bien que le lac
Ontario soit effectivement régularisé pour
que les niveaux se maintiennent au-dessus de
74,15 mètres (243,3 pieds) durant
la saison de navigation, il n’existe aucun
niveau repère à partir duquel on peut
affirmer que des répercussions négatives
se produisent dans le réseau hydrographique.
L’importance du préjudice subi par un
utilisateur est fortement tributaire du lieu
et de l’utilisation. La CMI et le Conseil
savent que différents secteurs du réseau
peuvent subir des répercussions lorsque les
niveaux du lac Ontario et du fleuve
Saint-Laurent varient, même à l’intérieur
de la plage de variation prescrite. Par
exemple, tous les quais et tous les ports n’ont
pas été conçus en fonction de la plage de
variation des niveaux d’eau du lac Ontario
prescrits dans les ordonnances d’approbation
de la CMI ou, encore, aux niveaux que l’on
enregistre dans le fleuve Saint-Laurent.
Q 4.3:
À part la régularisation
des niveaux d’eau, pourrait-on prendre
des mesures qui pourraient être
bénéfiques pour les plaisanciers?
Prochaine
question | Début du document
- Les plaisanciers rapportent des
inconvénients à différents endroits dans
le réseau hydrographique, même lorsque les
niveaux et les débits sont à l’intérieur
de la plage de variation prescrite. On
pourrait donc tenter d'atténuer ce
problème en concevant de nouvelles
installations pour la navigation de
plaisance, à des endroits désignés, en
tenant compte de l’étendue de la
variation des niveaux et des débits d’eau
ainsi que des niveaux minimums indiqués
dans les ordonnances d’approbation pour le
lac Ontario et enregistrés le long du
fleuve Saint-Laurent. Ces installations
devraient probablement être dotées de
rampes de mise à l’eau plus longues et de
quais flottants. Il faudrait en outre
s'assurer d’un engagement financier pour
le dragage périodique des sites. Enfin, il
faut reconnaître que certaines zones sont
peu profondes et ne permettent pas le
mouillage des gros navires de plaisance. En
outre, les plaisanciers doivent consulter
avec une attention particulière les cartes
de navigation durant les périodes de basses
eaux, même dans les zones qui leur sont
familières.
Q 4.4:
Quelles ont été les
répercussions de la régularisation sur
le lac St. Lawrence?
Prochaine
question | Début du document
- Le lac
St. Lawrence n’existait pas avant l’exécution
du projet. Il a été créé par la
construction du barrage de la centrale
hydroélectrique Moses-Saunders, du barrage
de Long Sault et des digues de
protection qui complètent ces deux ouvrages.
Avant l’ouverture de la voie maritime et
la construction de la centrale
hydroélectrique, cette portion du fleuve
était beaucoup plus étroite et
caractérisée par des eaux vives et des
rapides. Elle était également propice à
la formation d’embâcles qui donnaient
lieu à des inondations. La voie maritime et
le barrage de la centrale hydroélectrique
ont permis l'expansion de la navigation de
plaisance et des entreprises connexes dans
cette zone.
Q 4.5:
Pourquoi ne peut-on pas
stocker suffisamment d’eau dans le lac
Ontario pour compenser les faibles niveaux d’eau
à la hauteur des Mille-Îles et de
Montréal?
Prochaine
question | Début du document
- Si l’on
régularisait le lac Ontario dans le seul
but de maintenir les niveaux d’eau à la
hauteur des Mille-Îles et de Montréal, on
pourrait éviter une plus grande partie des
conditions de basses eaux. Cependant, la
régularisation du lac Ontario doit tenir
compte de nombreux intérêts autres que
ceux de ces deux régions et les satisfaire
équitablement. Dans un tel système, on ne
peut pas satisfaire pleinement une partie en
tout temps au détriment de toutes les
autres.
Q 4.6
Comment les faibles
niveaux d’eau peuvent-ils affecter les
utilisations de l’eau du fleuve
Saint-Laurent à des fins domestiques et
hygiéniques?
Prochaine
question | Début du document
- De très faibles
niveaux d’eau peuvent affecter les puits
riverains ainsi que les prises d’eau
municipales et industrielles le long du
fleuve Saint-Laurent et de l’ensemble des
rives du lac Ontario. On peut éviter de
telles répercussions par une conception
adéquate de ces installations, en tenant
compte de la variation des niveaux et des
débits du lac Ontario prescrits par les
ordonnances d’approbation et observés
dans le fleuve Saint-Laurent.
SECTION 5: Répercussions
environnementales
Q 5.1: Depuis
que la régularisation a permis de
réduire l'occurrence des niveaux d’eau
très bas et très élevés dans le lac
Ontario, a-t-on observé des répercussions
négatives sur les milieux humides?
Prochaine
question | Début du document
- Oui. Les milieux humides du bassin des
Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent,
ainsi que les habitats qu’ils renferment,
sont dépendants des fluctuations des
niveaux d’eau. Même si chaque milieu est
unique, le fait de réduire la variation des
niveaux d’eau devrait entraîner une
diminution de la superficie des milieux
humides et de la diversité de la
communauté végétale. Le Conseil d’étude
concernant les fluctuations de la CMI a
conclu, en 1993, que la réduction de
l'ampleur des fluctuations des niveaux d’eau
associée à la mise en œuvre de la régularisation
avait affecté l’étendue et la diversité
des milieux humides du lac Ontario. Il a
également conclu que la modification des
niveaux d’eau naturels dans le lac Ontario
avait entraîné l’apparition d’espèces
végétales indésirables dans les habitats
des milieux humides. On se préoccupe
également des répercussions
environnementales de la régularisation des
débits sortants sur les milieux humides et
les habitats du poisson dans les zones du
fleuve situées en aval. On disposera de
données plus fiables sur toutes ces
répercussions grâce aux études menées
par la CMI.
Q 5.2:
Comment la régularisation
a-t-elle affecté l’environnement à
proximité des installations de Massena et
de Cornwall?
Prochaine
question | Début du document
- La construction du barrage à Massena et
à Cornwall a créé le lac
St. Lawrence en amont, ce qui a eu pour
effet de remplacer un environnement fluvial
par un environnement lacustre. Ce changement
a donné lieu à des modifications
physiques, chimiques et biologiques. On se
préoccupe également des répercussions de
l’utilisation du chenal par les navires.
Q 5.3: Comment
la régularisation a-t-elle affecté l’environnement
en aval du barrage?
Prochaine
question | Début du document
- La régularisation a entraîné une
réduction du nombre ainsi que (ce qui peut
être plus important) du moment et de la
durée des périodes de niveaux d’eau
très bas et très élevés en aval du
barrage. Ces modifications ont eu des
répercussions à la fois sur les milieux
humides et sur les habitats du poisson. On
disposera de données plus fiables sur
toutes ces répercussions grâce aux études
menées par la CMI.
SECTION 6: Autres
intérêts
Q 6.1: Comment
la régularisation des débits sortants du
lac Ontario affecte-t-elle la navigation
commerciale?
Prochaine
question | Début du document
- La construction de la voie maritime et du
barrage hydroélectrique a ouvert les Grands
Lacs à la navigation vers l’océan.
Les débits sortants excédant les limites
prescrites dans le plan de régularisation
peuvent entraîner des courants très
importants et des contre-courants dans le
fleuve, notamment à des endroits clés comme
les entrées des écluses. En outre, des
débits très élevés dans le barrage hydro-électrique
Moses-Saunders réduisent le tirant d’eau
dans le lac St. Lawrence en raison d'un
abaissement à la hauteur du barrage et
immédiatement en amont.
Par contre, des débits sortants très
faibles peuvent entraîner des niveaux d’eau
extrêmement bas dans les portions de la voie
maritime situées en aval et dans le port de
Montréal, ce qui restreint la capacité des
navires de franchir les chenaux ou de s’approcher
des quais.
Q 6.2:
En vertu de quel pouvoir
le CICFSL peut-il tenir compte de la
navigation de plaisance et des autres
intérêts lorsqu’il détermine les
débits sortants du lac Ontario?
Prochaine
question | Début du document
- En 1961, la CMI a
donné au CICFSL le pouvoir discrétionnaire
de s’écarter temporairement du plan de
régularisation lorsqu'il peut ainsi
atténuer les inconvénients subis par une
partie sans nuire de façon importante à
une autre partie. Le Conseil s’est
prévalu à quelques reprises de ce pouvoir
pour aider les propriétaires riverains, les
navigateurs, les producteurs d’hydroélectricité
et d’autres parties, de même que les
plaisanciers.
Q6.3:
Comment les niveaux d’eau
bas et élevés du lac Ontario
affectent-ils les utilisations de l’eau à
des fins domestiques et hygiéniques?
Prochaine
question | Début du document
- Il est déjà arrivé
que des niveaux d’eau dans le lac Ontario
plus élevés que la limite supérieure de
la plage de régularisation nuisent à l’approvisionnement
domestique et aux utilisations à des fins
hygiéniques. Les problèmes rencontrés
sont l’engorgement et le refoulement des
canalisations d’égout, l’engorgement et
la contamination des réservoirs de stockage
de l’eau douce et, lorsque les niveaux
sont très élevés ou durant de fortes
pluies, à l’inondation possible des
installations de pompage de l’eau douce.
Par contre, de faibles niveaux peuvent
altérer le fonctionnement des prises d’eau
en réduisant leur capacité.
Q6.4:
Le Traité des eaux
limitrophes donne-t-il la priorité aux
utilisations de l’eau à des fins
domestiques et hygiéniques sur les autres
utilisations?
Prochaine
question | Début du document
- Oui. L’article VIII du Traité
des eaux limitrophes stipule qu’aucun
usage de l’eau ne doit être permis s’il
tend substantiellement à entraver ou
restreindre tout autre usage auquel il est
donné une préférence dans l’ordre de
préséance suivant : i) usages
pour des fins domestiques et hygiéniques;
ii) usages pour la navigation,
iii) usages pour des fins de production
hydro-électrique et d’irrigation. Les
usages pour des fins domestiques et
hygiéniques comprennent l’approvisionnement
en eau des municipalités et le traitement
des eaux usées.
Q 6.5:
Quel était le but de la
construction de la voie maritime et du
barrage hydro-électrique?
Début du document
- Les principaux
objectifs de ce projet étaient d’assurer
un apport d’eau constant pour la
production d’hydroélectricité, des
niveaux et débits suffisants pour la
navigation sur la voie maritime et une
réduction des inondations en amont et en
aval des installations. Ces objectifs se
reflètent dans l’ensemble des critères
et des exigences contenus dans les
ordonnances d’approbation de la CMI,
lesquelles ont permis la construction et l’exploitation
des installations.
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