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Copyrights : Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent


Stratégie relative au débit sortant du Lac Ontario (mise à jour)
(27 octobre 2003 )

Le niveau du lac Ontario connaît une diminution normale saisonnière et a baissé d’environ 7,0 cm (2,8 po.) au cours des trois premières semaines d’octobre. Le 20 octobre, le niveau du lac était de 74,62 m (244,82 pi.), ce qui est exactement la moyenne à long terme, et ce qui correspond à environ 10 cm (3,9 po.) de plus que l’année passée à pareille date. À la suite de la stratégie du Conseil de conserver l’eau dans le lac au printemps et à l’été pour d’éventuels besoins critiques, environ 2,6 cm (1,0 po.) d’eau a été conservé dans le lac, par rapport au niveau d’eau auquel il aurait été si les débits sortants prévus par le plan de régulation 1958-D avaient été suivis à la lettre. Le total des apports en eau au bassin du lac Ontario au cours des trois premières semaines d’octobre était sous la normale pour cette période en raison d’un apport en eau inférieur à la moyenne en provenance du lac Érié, qui reste en deçà du niveau moyen à long terme. Les niveaux d’eau des autres Grands Lacs d’amont sont aussi plus bas que la moyenne et sous le niveau de l’année passée. Le niveau du lac Érié est environ le même qu’à pareille date l’année passée.

Les niveaux d’eau du lac Saint-Louis et du port de Montréal ont continué d’augmenter depuis le début d’octobre. Au 20 octobre, ils avaient augmenté respectivement de 12 et 33 cm (4,7 et 13,0 po.), ce qui est sous la moyenne.

Si l’alimentation en eau du lac Ontario reste en deçà de la moyenne, le niveau du lac Ontario sera inférieur à la moyenne dans les prochains jours et restera quelques centimètres sous la moyenne jusqu’à la prise de la glace saisonnière. Les débits sortants seront aussi sous la normale pour le reste de la saison. Si l’alimentation en eau revient à la normale, le lac Ontario sera quand même sous la moyenne d’ici décembre.

Le Conseil a discuté entre autres de ces conditions dans le bassin du lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent le 21 octobre et a décidé de maintenir la stratégie à long terme annoncée le 10 octobre. En raison des niveaux d’eau des Grands Lacs d’amont continuellement inférieurs à la moyenne, et compte tenu des contraintes du système, la stratégie à long terme est de s’assurer qu’une quantité suffisante d’eau est conservée dans le lac Ontario en vue des éventuels besoins critiques. Le Conseil a aussi convenu d’une stratégie à court terme, qui consiste à répondre aux besoins critiques et, si possible, à conserver davantage d’eau pour d’éventuels besoins critiques. Pour ce faire, les débits sortants seront établis dans le plan de régulation 1958-D, à l’exception de ce qui suit, afin de répondre aux besoins critiques ou de conserver l’eau :

  1. Augmenter les débits afin de maintenir le niveau du lac Saint-Louis à Pointe-Claire au-dessus de 20,6 m (67,6 pi.) et le niveau du lac Saint-François à Summerstown au-dessus de 46,58 m (152,82 pi.).
  2. Augmenter les débits afin de répondre aux besoins critiques d’hydroélectricité et hausser les niveaux d’eau dans le port de Montréal afin de répondre aux besoins critiques de la navigation; on pourra utiliser un débit supplémentaire maximal par semaine de 300 m3/s (10 600 pcs) et pas plus qu’un débit supplémentaire maximal par jour de 600 m3/s (21 200 pcs) par rapport à ceux précisés dans le plan. Un changement de 300 m3/s du débit modifiera le niveau à Montréal d’environ 10 cm (3,9 po.) et au bout d’une semaine, celui du lac Ontario d’environ 1 cm (0,4 po.).
  3. Diminuer le débit pour conserver jusqu’à 10 cm d’eau sur le lac Ontario, à un débit supplémentaire maximal par semaine de 300 m3/s (10,600 pcs), si possible.

Le Conseil, en collaboration avec le personnel de soutien, surveillera la situation et agira en conséquence. Le Conseil a l’intention d’examiner cette stratégie lors de sa prochaine téléconférence prévue pour le 12 novembre.

Ces renseignements se trouvent aussi sur le site Web du Conseil (voir ci-après) et ils seront mis à jour, le cas échéant.

La Commission mixte internationale a été créée en vertu du Traité des eaux limitrophes de 1909 en vue de prévenir et de régler tout conflit concernant l’utilisation des eaux le long de la frontière du Canada et des États-Unis. Une des responsabilités de la Commission est d’approuver certains projets qui auraient pour effet de modifier les niveaux d’eau de l’autre côté de la frontière, comme le projet international d’hydroélectricité de Massena (New York) et de Cornwall (Ontario). Lorsqu’un projet est approuvé, il est possible que « l’ordonnance d’approbation » de la Commission exige que les débits prévus par le projet répondent à certaines conditions en vue de protéger les intérêts des deux pays. On trouvera plus de renseignements sur le site Web de la Commission à l’adresse suivante : www.ijc.org.

Le Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent a été créé par la Commission mixte internationale. Sa tâche principale consiste à s’assurer que les débits sortants du lac Ontario répondent aux exigences des « ordonnances d’approbation » de la Commission. De plus amples renseignements sont affichés sur le site Web du Conseil à l’adresse suivante : www.islrbc.org.

Date de diffusion : 27 octobre 2003


Personnes-ressources :

Reg Golding, Ottawa (Ontario) (613) 998-1408

John Kangas, Chicago (Illinois) (312) 353-4333