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Copyrights : Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent


Stratégie relative au débit sortant du Lac Ontario (mise à jour)
(15 decembre 2003 )

Le Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent (Conseil) a étudié les conditions dans le bassin du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent et a décidé de revoir sa stratégie des débits sortants. Lors d’une téléconférence tenue le 10 décembre, le Conseil a étudié les incidences des précipitations supérieures à la moyenne qui sont tombées depuis sa conférence téléphonique du 12 novembre. Bien qu’il soit toujours inférieur à la moyenne, le niveau du lac Érié était, le 9 décembre, de 8 cm (3,1 po) supérieur à ce qu’il était l’année d’avant. Le niveau du lac Ontario se situait à 74,69 m (244,05 pi), ce qui représente 16 cm (6,3 po) de plus que la moyenne, et 38 cm (15,0 po) de plus que le niveau de l’année passée à la même période. La stratégie du Conseil qui visait à conserver de l’eau dans le lac cet automne afin de répondre aux futurs besoins critiques a fait en sorte qu’on a réussi à conserver plus d’eau dans le lac Ontario, soit 9,1 cm (3,6 po) de plus que si le Plan 1958-D avait été respecté à la lettre. Les niveaux du lac Saint-Louis et du port de Montréal sont de 34 cm (13,4 po) et de 48 cm (18,9 po) supérieurs à leur moyenne à long terme, et de 92 cm (36 po) et de 174 cm (68 po) respectivement, de plus que leur niveau de l’année dernière.

En novembre, les débits sortants ont été réduits de 300 mcs de moins que ce qui était prévu dans le Plan afin de conserver de l’eau du lac, et ce, sans causer d’inconvénients aux secteurs d’activités. Des débits supérieurs à la moyenne dans la rivière des Outaouais ont continué à maintenir des niveaux satisfaisants dans le port de Montréal. En novembre, les débits sortants réduits ont également aidé les sociétés hydroélectriques à effectuer l’entretien régulier de certains de leurs ouvrages.

Le Conseil a noté qu’en raison du niveau élevé de la rivière des Outaouais et des débits sortants tributaires en aval susceptibles de persister au cours des prochaines semaines, la limite « I » prévue au plan de régularisation ferait en sorte que le plan devrait préciser une plus grande réduction des débits sortants pour les trois prochaines semaines. En respectant le Plan 1958-D, il y aurait des réductions des débits d’environ 1000 m3/s (35 300 pcs) pour la semaine se terminant le 19 décembre, et des réductions supplémentaires de l’ordre de 6000 m3/s (212 000 pcs) pour les deux semaines suivantes. La limite « I » du Plan 1958-D restreint les débits sortants du lac Ontario de manière à ce que les débits du lac Saint-Louis ne dépassent pas les 7930 m3/s (280 000 pcs). Cette limite a été incluse dans le Plan 1958-D afin de faciliter le processus de formation des glaces dans le lac Saint-Louis pour une centrale électrique prévue (mais non construite) à la décharge de ce lac.

Le Conseil a tenu compte des facteurs suivants (entre autres) lorsqu’il a revu sa stratégie :

► le niveau du lac Ontario qui est plus haut que la moyenne;

► les 9,1 cm (3,6 po) supplémentaires d’eau conservée dans le lac par rapport au plan;

► le besoin potentiel de réduire les débits inférieurs à ceux du Plan 1958-D au cours de la période de formation des glaces dans le canal Beauharnois et dans la partie internationale du fleuve, comme c’est habituellement le cas;

► les débits sortants probables précisés dans le Plan 1958-D;

► la nécessité d’éviter d’importantes diminutions des débits au cours de la période pour laquelle la limite « I » s’applique afin d’éviter des baisses soudaines des niveaux en aval et des hausses soudaines en amont du lac St-Lawrence;

► l’incidence du maintien des forts débits sortants au cours des trois prochaines semaines sur la quantité d’eau conservée;

► la possibilité de conserver de l’eau au cours de la formation des glaces et au cours de la crue printanière; et,

► plusieurs options pour la quantité d’eau à conserver dans le lac avant que la glace ne commence à se former à Beauharnois et dans la partie internationale du fleuve.

 

Le Conseil a décidé de mettre à jour la stratégie annoncée le 17 novembre. La stratégie à long terme, qui tient compte des niveaux d’eau qui sont encore inférieurs à la moyenne dans les Grands Lacs d’amont (Supérieur, Michigan et Huron) et des contraintes actuelles du système, vise encore à s’assurer de conserver suffisamment d’eau dans le lac Ontario pour répondre aux futurs besoins critiques. La stratégie à court terme consiste à réduire la quantité d’eau conservée au cours des trois prochaines semaines pour lesquelles la limite « I » s’applique et à répondre aux besoins des opérations hivernales (formation des glaces). Pendant la période de formation des glaces, une petite quantité d’eau peut être conservée dans le lac afin de répondre aux futurs besoins critiques. Pour ce faire, les débits sortants précisés dans le Plan 1958-D seront modifiés comme suit au cours des cinq prochaines semaines :

  1. au cours des trois prochaines semaines (jusqu’au 2 janvier 2004), des débits sortants supérieurs à ceux précisés dans le Plan 1958-D permettront de réduire la quantité d’eau actuellement conservée, qui passera de 9,1 cm à environ 3 cm;
  2. au cours des trois prochaines semaines, les débits sortants seront inférieurs à 7000 m3/s (247 000 pcs) ou de 600 m3/s (21 200 pcs) supérieurs aux débits sortants précisés dans le Plan 1958-D; et,
  3. les débits sortants seront ajustés afin de faciliter la formation des glaces.

Le Conseil continuera de surveiller attentivement la situation et agira selon les besoins. Ces renseignements figurent également sur le site Web du Conseil (voir ci-après) et seront mis à jour tel que requis.

La Commission mixte internationale a été créée en vertu du Traité des eaux limitrophes de 1909 en vue de prévenir et de résoudre tout conflit concernant l’utilisation des eaux le long de la frontière du Canada et des États-Unis. Une des responsabilités de la Commission est d’approuver certains projets qui auraient pour effet de modifier les niveaux d’eau de l’autre côté de la frontière, comme le projet international d’énergie hydroélectrique de Massena (New York) et Cornwall (Ontario). Lorsqu’un projet est approuvé, il est possible que « l’ordonnance d’approbation » de la Commission exige que les débits prévus par le projet répondent à certaines conditions en vue de protéger les intérêts des deux pays. On trouvera plus de renseignements au site Web de la Commission à l’adresse suivante : www.ijc.org.

Le Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent a été créé par la Commission mixte internationale. Sa tâche principale consiste à s’assurer que les débits sortants du lac Ontario répondent aux exigences des « ordonnances d’approbation » de la Commission. De plus amples renseignements sont affichés sur le site Web du Conseil à l’adresse suivante : www.islrbc.org.

Date de diffusion : 15 décembre 2003 (??)


Personnes-ressources :

Reg Golding, Ottawa (Ontario) (613) 998-1408

John Kangas, Chicago (Illinois) (312) 353-4333