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Copyrights : Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent


Stratégie relative au débit sortant du Lac Ontario
(22 mai 2003 )

Malgré le temps pluvieux connu récemment, les niveaux d’eau dans tous les Grands Lacs étaient sous les niveaux de l’an passé à la mi-mai. Leurs apports en eau en avril étaient sous la moyenne dans tous les Grands Lacs. Dans le lac Ontario, cette tendance se maintient depuis dix mois consécutifs. En avril, les niveaux d’eau dans le port de Montréal ont continué d’être à des nouveaux records de bas niveau. L’écoulement printanier causé par la fonte des neiges de la partie nord de la rivière des Outaouais est passé et la rivière devrait lentement s’abaisser au cours des prochains mois. Pendant les crues nivales du printemps, le Conseil a été en mesure de réduire les débits en-deçà de ce que le plan de régularisation prévoyait. Les récentes réductions du débit ont permis de regagner les quelque 4 cm (1,6 pouces) d’eau ultérieurement utilisés au-dessus du débit prévu dans le plan de régularisation et de conserver 2 cm (0,8 pouce) supplémentaires d’eau dans le lac Ontario. La diminution des débits sortants a donné lieu à une hausse des niveaux dans le lac Saint-Laurent, donc il a fallu abaisser les portes du barrage Iroquois pour réduire les niveaux d’eau entre le barrage Iroquois et la centrale électrique de Moses-Saunders.

Les niveaux d’eau de tous les Grands Lacs sont sous leurs moyennes respectives de mai. Le 14 mai, le niveau du lac Ontario était de 74,93 m (245,83 pieds), soit 8 cm (3,1 pouces) sous la moyenne de mai et 29 cm (11,4 pouces) de moins que le niveau d’il y a un an. Le niveau est monté de 20 cm (7,9 pouces) au cours du dernier mois. Selon les prévisions, le niveau du lac pourrait s’élever d’encore 5 à 17 cm (2,0 à 6,7 pouces) d’après une moyenne constante dans des conditions pluvieuses.

Les niveaux d’eau dans le lac Saint-Louis et le port de Montréal étaient d’environ 20,88 m (68,5 pieds) et de 6,02 m (19,75 pieds), respectivement. Ces niveaux correspondent à 74 cm (29,1 pouces) et à 126 cm (49,6 pouces) de moins que leurs moyennes respectives de mai.

Le Conseil a discuté, entre autres, de ces conditions lors de sa téléconférence du 14 mai et a mis à jour la stratégie de régularisation des débits sortants annoncée le 14 avril. Compte tenu des faibles apports en eau dans tout le bassin des Grands Lacs, la stratégie à long terme est de conserver au plus 8 cm (3,1 pouces) d’eau dans le lac Ontario, lorsque les occasions se présentent, et de l’utiliser au cours de l’année en cas de besoins critiques, selon les contraintes opérationnelles actuelles.

Jusqu’à la deuxième semaine de juin, les débits sortants suivront, en général, ceux établis dans le Plan de régularisation 1958-D, à l’exception de ce qui suit :

  1. Une réduction hebdomadaire maximale des débits sortants de 300 m3/s (10 600 pcs) par rapport à ceux établis dans le plan afin de conserver de l’eau dans le lac Ontario, à condition que le niveau du lac Saint-Louis reste au-dessus de 20,6 m (67,6 pieds) et que celui du lac Saint-François à Summerstown reste au-dessus de 46,58 m (152,82 pieds).
  2. Augmenter les débits afin de maintenir les niveaux du lac Saint-Louis au-dessus de 20,6 m (67,6 pieds) et le niveau du lac Saint-François à Summerstown au-dessus de 46,58 m (152,82 pieds).
  3. Augmenter les débits afin de répondre aux besoins critiques d’hydroélectricité et hausser les niveaux dans le port de Montréal afin de répondre aux besoins critiques de la navigation; on pourra utiliser un débit supplémentaire maximal par semaine de 300 m3/s (10 600 pcs) et pas plus qu’un débit supplémentaire maximal par jour de 600 m3/s (21 200 pcs) par rapport à ceux précisés dans le plan. Un changement de 300 m3/s dans le débit modifiera le niveau à Montréal d’environ 10 cm (3,9 pouces) et au bout d’une semaine, celui du lac Ontario d’environ 1 cm (0,4 pouce)).

Le Conseil a l’intention d’examiner cette stratégie en juin lors de sa téléconférence mensuelle régulière prévue, ou avant si 4 cm (1,6 pouce) d’eau sera utilisé avant cette date. Le Conseil, en collaboration avec ses employés, surveille continuellement les conditions du réseau lac Ontario-fleuve Saint-Laurent.

La Commission mixte internationale a été créée en vertu du Traité des eaux limitrophes de 1909 en vue de prévenir et de régler tout conflit concernant l’utilisation des eaux le long de la frontière du Canada et des États-Unis. Une des responsabilités de la Commission est d’approuver certains projets qui auraient pour effet de modifier les niveaux d’eau de l’autre côté de la frontière, comme le projet international d’hydroélectricité de Massena (New York) et de Cornwall (Ontario). Lorsqu’un projet est approuvé, il est possible que « l’ordonnance d’approbation » de la Commission exige que les débits prévus par le projet répondent à certaines conditions en vue de protéger les intérêts des deux pays. On trouvera plus de renseignements sur le site Web de la Commission à l’adresse suivante : www.ijc.org.

Le Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent a été créé par la Commission mixte internationale. Sa tâche principale consiste à s’assurer que les débits sortants du lac Ontario répondent aux exigences des « ordonnances d’approbation » de la Commission. De plus amples renseignements sont affichés sur le site Web du Conseil à l’adresse suivante : www.islrbc.org.

Date de diffusion : le 22 mai 2003


Personnes-ressources :

Reg Golding, Ottawa (Ontario) (613) 998-1408

John Kangas, Chicago (Illinois) (312) 353-4333