A propos
. .
.



Copyrights : Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent


Stratégie relative au débit sortant du Lac Ontario
(19 août 2003 )

Malgré des précipitations inhabituellement abondantes sur presque tout le système, les niveaux d’eau des Grands Lacs amont demeurent cependant sous la moyenne et sous le niveau de l’année passée, à l’exception du lac Erié qui était, le 13 août 2003, 5 cm (2.0 po.) au-dessus du niveau de 2002. Le lac Ontario qui, normalement, baisse de 14 cm (5.5 po.) en août avait, au contraire, gagné 1 cm (0.4 po.) jusqu’au 13 août. En effet, à cette date, avec 75,03 m (246.16 pi.), son niveau était 14 cm (5.5 po.) au-dessus de la moyenne pour cette époque de l’année. Les niveaux du lac St-louis et du port de Montréal ont augmenté depuis juin et, au 13 août 2003, étaient, respectivement, 5 et 9 cm (2.0 et 3.5 po.) au-dessus de la moyenne. Depuis le 7 juin, l’eau stockée sur le lac Ontario est d’environ 4,3 cm (1.7 po.).

Les prévisions indiquent que le lac demeurera quelque peu au-dessus de la moyenne pour le moins jusqu’à la deuxième moitié d’octobre, sous des conditions d’apports moyens et les débits demeureraient plus ou moins dans la normale pour le reste de l’année.

Le Conseil a discuté, entre autres, de ces conditions et a décidé de maintenir la stratégie de régularisation annoncée le 23 juin et retenue à la mi-juillet. A cause des niveaux des Grands Lacs amont continuellement sous la moyenne, la stratégie à long terme est de conserver de l’eau pour les besoins critiques plus tard dans l’année, compte tenu des contraintes du système.

La stratégie à court terme est de conserver le plus possible l’eau déjà retenue sur le lac Ontario.

Jusqu’à la deuxième semaine de septembre, les débits sortants suivront généralement le Plan de régulation 1958-D, à l’exception de ce qui suit :

  1. Augmenter les débits afin de maintenir le niveau du lac Saint-Louis à Pointe-Claire au-dessus de 20,6 m (67.6 pi.) et le niveau du lac Saint-François à Summerstown au-dessus de 46,58 m (152.82 pi.).
  2. Augmenter les débits afin de répondre aux besoins critiques d’hydroélectricité et hausser les niveaux dans le port de Montréal afin de répondre aux besoins critiques de la navigation; on pourra utiliser un débit supplémentaire maximal par semaine de 300 m3/s (10 600 pcs) et pas plus qu’un débit supplémentaire maximal par jour de 600 m3/s (21 200 pcs) par rapport à ceux précisés dans le plan. Un changement de 300 m3/s dans le débit modifiera le niveau à Montréal d’environ 10 cm (3,9 po.) et au bout d’une semaine, celui du lac Ontario d’environ 1 cm (0,4 po.).

Après que le Conseil ait discuté et mis à jour la stratégie, une panne d’électricité majeure est survenue avant que cette stratégie ait été publiée. Dans le but de soulager cette situation de panne massive, considérée comme une urgence, le débit a été augmenté pour la production hydro-électrique, entre vendredi matin et dimanche matin. Cet accroissement de débit a eu pour effet de faire monter le niveau dans le port de Montréal d’environ 35 cm (14 po.). Le 18 août à minuit, l’eau accumulée sur le lac avait baissé à 2,9 cm (1.1 po.) à cause des débits accrus.Le système revient lentement à la normale après la panne. Cependant, en réponse à l’état d’urgence déclaré en Ontario, par le premier ministre de la province, de courtes périodes, lorsque le débit devra être augmenté pour répondre à la demande de besoins en électricité, devront être envisagées. Ces modifications de débit vont augmenter les niveaux du lac St-Louis et du port de Montréal jusqu’à approximativement 10 cm (4 po.). Ceci aura aussi un effet sur niveau du lac Saint. Lawrence qui pourrait baisser jusqu’à environ 15 cm (6 po.).

Ces renseignements se trouvent à l’adresse internet du Conseil (voir ci-bas) et seront mis à jours au besoin.

Le Conseil apprécie la compréhension des plaisanciers, des opérateurs de marina et du public en général pendant cet état d’urgence.

Le Conseil, en collaboration avec le personnel de soutien, surveille la situation et agira en conséquence.

Le Conseil a l’intention d’examiner cette stratégie lors de sa conférence téléphonique mensuelle régulière de la mi-septembre..

La Commission mixte internationale a été créée en vertu du Traité des eaux limitrophes de 1909 en vue de prévenir et de régler tout conflit concernant l’utilisation des eaux le long de la frontière du Canada et des États-Unis. Une des responsabilités de la Commission est d’approuver certains projets qui auraient pour effet de modifier les niveaux d’eau de l’autre côté de la frontière, comme le projet international d’hydroélectricité de Massena (New York) et de Cornwall (Ontario). Lorsqu’un projet est approuvé, il est possible que « l’ordonnance d’approbation » de la Commission exige que les débits prévus par le projet répondent à certaines conditions en vue de protéger les intérêts des deux pays. On trouvera plus de renseignements sur le site Web de la Commission à l’adresse suivante : www.ijc.org.

Le Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent a été créé par la Commission mixte internationale. Sa tâche principale consiste à s’assurer que les débits sortants du lac Ontario répondent aux exigences des « ordonnances d’approbation » de la Commission. De plus amples renseignements sont affichés sur le site Web du Conseil à l’adresse suivante : www.islrbc.org.

Date de diffusion : le 19 août 2003


Personnes-ressources :

Reg Golding, Ottawa (Ontario) (613) 998-1408

John Kangas, Chicago (Illinois) (312) 353-4333