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Copyrights : Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent


Stratégie relative au débit sortant du Lac Ontario
(30 septembre 2003 )

Les niveaux d’eau des Grands Lacs d’amont demeurent plus bas que la moyenne et plus bas qu’ils ne l’étaient il y a un an, à l’exception du niveau du lac Érié, qui est presque au même niveau qu’il ne l’était il y a un an. Le niveau du lac Ontario a baissé de 15 cm (5,9 po.) en août, ce qui est similaire à sa baisse normale pour le mois d’août qui est de 14 cm (5,5 po.). Environ 1,5 cm (0,6 po.) de cette baisse est attribuable aux débits sortants qui ont été augmentés à la suite de la panne d’électricité majeure survenue pendant ce mois. Au cours des trois premières semaines de septembre, le niveau du lac a baissé d’un 15 cm (5,9 po.) additionnel. Cette baisse est légèrement supérieure à la baisse moyenne des niveaux d’eau et reflète l’absence de précipitations dans le bassin au cours de ce mois. L’ouragan Isabel a entraîné très peu de pluie dans le bassin du lac Ontario. Le 22 septembre, le niveau du lac Ontario était de 74,71 m (245,11 pi.), soit 3 cm (1,2 po.) de moins que sa moyenne pour cette période de l’année. Les niveaux d’eau dans le lac Saint-Louis et le port de Montréal ont baissé depuis le mois d’août, et le 22 septembre, ils étaient de 34 et de 78cm (13,4 et 30,7 po.) de moins que la moyenne, respectivement. Les mesures prises par le Conseil au printemps et à l’été ont fait en sorte qu’on a réussi à conserver environ 2,6 cm (1,0 po.) d’eau de plus dans le lac Ontario que si on avait suivi exactement le Plan 1958-D.

Les prévisions indiquent que le niveau du lac Ontario demeurera près de la moyenne jusqu’à la deuxième moitié du mois d’octobre, aux conditions moyennes d’approvisionnement en eau, et que les débits sortants seront presque les mêmes que la quantité normale pour le reste de l’année.

Le Conseil a discuté, entre autres, de ces conditions les 22 et 23 septembre 2003 et a décidé de maintenir la stratégie de régulation annoncée le 16 septembre. En raison des niveaux d’eau des Grands Lacs d’amont continuellement inférieurs à la moyenne, et compte tenu des contraintes du système, la stratégie à long terme est de s’assurer qu’une quantité suffisante d’eau soit conservée dans le lac Ontario pour les besoins critiques plus tard dans l’année. La stratégie à court terme est de conserver le plus d’eau possible déjà retenue dans le lac Ontario. Pour ce faire, les débits sortants suivront, de façon générale, ceux établis dans le plan de régulation 1958-D pour octobre, à l’exception de ce qui suit :

  1. Augmenter les débits afin de maintenir le niveau du lac Saint-Louis à Pointe-Claire au-dessus de 20,6 m (67,6 pi.) et le niveau du lac Saint-François à Summerstown au-dessus de 46,58 m (152,82 pi.).
  2. Augmenter les débits afin de répondre aux besoins critiques d’hydroélectricité et hausser les niveaux d’eau dans le port de Montréal afin de répondre aux besoins critiques de la navigation; on pourra utiliser un débit supplémentaire maximal par semaine de 300 m3/s (10 600 pcs) et pas plus qu’un débit supplémentaire maximal par jour de 600 m3/s (21 200 pcs) par rapport à ceux précisés dans le plan. Un changement de 300 m3/s du débit modifiera le niveau à Montréal d’environ 10 cm (3,9 po.) et au bout d’une semaine, celui du lac Ontario d’environ 1 cm (0,4 po.).

Le Conseil, en collaboration avec le personnel de soutien, surveillera la situation et agira en conséquence. Le Conseil a l’intention d’examiner cette stratégie lors de sa prochaine téléconférence régulière prévue au cours de la semaine du 6 octobre.

Ces renseignements se trouvent aussi sur le site Web du Conseil (voir ci-après) et ils seront mis à jour, le cas échéant.

La Commission mixte internationale a été créée en vertu du Traité des eaux limitrophes de 1909 en vue de prévenir et de régler tout conflit concernant l’utilisation des eaux le long de la frontière du Canada et des États-Unis. Une des responsabilités de la Commission est d’approuver certains projets qui auraient pour effet de modifier les niveaux d’eau de l’autre côté de la frontière, comme le projet international d’hydroélectricité de Massena (New York) et de Cornwall (Ontario). Lorsqu’un projet est approuvé, il est possible que « l’ordonnance d’approbation » de la Commission exige que les débits prévus par le projet répondent à certaines conditions en vue de protéger les intérêts des deux pays. On trouvera plus de renseignements sur le site Web de la Commission à l’adresse suivante : www.ijc.org.

Le Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent a été créé par la Commission mixte internationale. Sa tâche principale consiste à s’assurer que les débits sortants du lac Ontario répondent aux exigences des « ordonnances d’approbation » de la Commission. De plus amples renseignements sont affichés sur le site Web du Conseil à l’adresse suivante : www.islrbc.org.

Date de diffusion: le 30 septembre 2003


Personnes-ressources :

Reg Golding, Ottawa (Ontario) (613) 998-1408

John Kangas, Chicago (Illinois) (312) 353-4333