Conseil international de
contrôle du fleuve Saint-Laurent
Stratégie des débits sortants du lac Ontario
Lors d’une téléconférence tenue le 11
février, le Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent (Conseil)
a discuté des conditions actuelles et prévues ainsi que les opérations depuis le début de janvier et a décidé de
mettre à jour la stratégie annoncée le 16 janvier comme suit :
a. les débits suivront généralement le Plan 1958-D;
b. les
débits pourront être modifiés pour maintenir la stabilité du couvert de glace
ou prévenir des inondations.
Le Conseil a considéré, entre
autres, les facteurs suivants pour établir sa stratégie :
Ø
Le couvert de glace
en aval de la centrale Moses-Saunders a été formé et
stabilisé entre le 8 et le 13 janvier. En amont de Moses-Saunders,
le couvert de glace était, à toute fin pratique, complet le 20 janvier. Cela a
permis d’augmenter le débit du lac Ontario jusqu’à obtenir un débit moyen de
6450 m3/s en janvier, ce qui est équivalent à 102% de la moyenne
mensuelle. Le total des déviations de débit par rapport au Plan 1958-D ainsi
obtenu a permis de réduire le niveau du lac Ontario ; cette réduction était
d’environ 0,7 cm (0.3 po.) le 11 février.
Ø
Le 9 février, les
lacs Supérieur et Michigan-Huron étaient 22 cm (8.7 po.) et 46 cm (18 po.) sous leurs
moyennes respectives. Le lac Érié était 13 cm (5.1 po.)
sous la moyenne et 11 cm (4.3 po.) au-dessus du niveau
de l’année précédente. On prévoit que le lac Érié demeurera sous la moyenne
pour les prochains six mois. Une variation de 13 cm (4.3 po.)
du niveau du lac Érié correspond à une variation d’environ 260 m3/s
(9,000 pcs) dans le débit de la rivière Niagara.
Ø
Le 9 février, le
niveau du lac Ontario était à 74,78 m (245.34 pi.), ce qui correspond à 19 cm
(7.5 po.) au-dessus de la moyenne et 49 cm (19.3 po.) au-dessus du niveau de l’année précédente. Cependant
le niveau du lac baisse lentement depuis la mi-janvier alors que, à cette
période, il a généralement tendance à monter. Ce niveau est à 59 cm (1.9 pi.)
sous la limite supérieure de régulation et à 63 cm (2.1 pi.) au-dessus de la
limite inférieure de régulation qui sont appliquées durant la saison de
navigation.
Ø
On s’attend à ce
que le niveau du lac Ontario durant les prochaines semaines baisse jusqu’à
atteindre 4 cm (1.6 po.) au-dessus de la moyenne vers
la fin de mars et 8 cm (3.1 po.) sous la moyenne vers
la fin de juin si l’alimentation en eau demeure dans la moyenne. Le niveau à la
fin de juin serait donc d’environ 74.96 m (245.93 pi.), ce qui signifie environ
41 cm (16.1 po.) sous la limite supérieure de
régulation. Le plan de régulation continue de demander des débits supérieurs à
la moyenne en réponse à une alimentation en eau supérieure à la moyenne reçue
en novembre et décembre derniers. Si nous sommes confrontés à des
précipitations très abondantes ou très pauvres d’ici la fin de juin, le niveau
du lac pourrait être plus haut de 26 cm (10.2 po.) ou
plus bas de 22 cm (8.7 po.). Le risque de dépasser la
limite supérieure de régulation est très bas.
Ø
Les niveaux sous la
moyenne du lac Érié vont résulter en une alimentation sous la moyenne du lac
Ontario durant les prochains six mois.
Ø
Les conditions en
aval ont été prises en considération : le niveau du lac St-Louis est 39 cm (15.4 po.)
au-dessus de la moyenne et 103 cm (3.4 pi.) au-dessus du niveau de l’année
précédente; le niveau du port de Montréal est 13 cm (5.1 po.)
sous la moyenne mais 138 cm (4.5 pi.) au-dessus du niveau de l’année précédente.
Ø
Les prévisions à
long terme font état de précipitations et températures plus ou moins normales.
Ø
L’équivalent en eau
de la neige accumulée dans le bassin du lac Ontario a été estimé à environ 133%
de la moyenne pour le début de février
et celui de la rivière des Outaouais va de 85% de la moyenne pour la
partie aval (non régularisée) du bassin à environ 130% pour la partie amont
(régularisée).
Ø
Le fait que l’on
prévoit que le lac sera sous la moyenne au début avril, pourrait réduire le
risque de dommages aux rives durant la crue du printemps qui, normalement,
atteint son maximum en avril.
Le Conseil, conjointement à son personnel, continuera
de surveiller attentivement la situation et agira selon les besoins. Ces
renseignements figurent également sur le site Web du Conseil (voir ci-après) et
seront mis à jour tel que requis.
La Commission
mixte internationale a été créée en vertu du Traité des eaux limitrophes de 1909 en vue de prévenir et de
résoudre tout conflit concernant l’utilisation des eaux le long de la frontière
du Canada et des États-Unis. Une des responsabilités de la Commission est
d’approuver certains projets qui auraient pour effet de modifier les niveaux
d’eau de l’autre côté de la frontière, comme le projet international d’énergie hydroélectrique
de Massena (New York) et Cornwall (Ontario).
Lorsqu’un projet est approuvé, il est possible que « l’ordonnance
d’approbation » de la Commission exige que les débits prévus par le projet
répondent à certaines conditions en vue de protéger les intérêts des deux pays.
On trouvera plus de renseignements au site Web de la Commission à l’adresse
suivante : www.ijc.org.
Le Conseil international de contrôle du fleuve
Saint-Laurent a été créé par la Commission mixte internationale. Sa tâche
principale consiste à s’assurer que les débits sortants du lac Ontario
répondent aux exigences des « ordonnances d’approbation » de la
Commission. De plus amples renseignements sont affichés sur le site Web du Conseil
à l’adresse suivante : www.islrbc.org.
Date de diffusion : 17 février 2004
Personnes-ressources :
John
Kangas,
Reg
Golding,