Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

Stratégie des débits sortants du lac Ontario

17 février 2004

 

Lors d’une téléconférence tenue le 11 février, le Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent (Conseil) a discuté des conditions actuelles et prévues ainsi que les opérations  depuis le début de janvier et a décidé de mettre à jour la stratégie annoncée le 16 janvier comme suit :

          a. les débits suivront généralement le Plan 1958-D;

     b. les débits pourront être modifiés pour maintenir la stabilité du couvert de glace ou prévenir des inondations.

 

           Le Conseil a considéré, entre autres, les facteurs suivants pour établir sa stratégie :

Ø     Le couvert de glace en aval de la centrale Moses-Saunders a été formé et stabilisé entre le 8 et le 13 janvier. En amont de Moses-Saunders, le couvert de glace était, à toute fin pratique, complet le 20 janvier. Cela a permis d’augmenter le débit du lac Ontario jusqu’à obtenir un débit moyen de 6450 m3/s en janvier, ce qui est équivalent à 102% de la moyenne mensuelle. Le total des déviations de débit par rapport au Plan 1958-D ainsi obtenu a permis de réduire le niveau du lac Ontario ; cette réduction était d’environ 0,7 cm (0.3 po.) le 11 février.

Ø     Le 9 février, les lacs Supérieur et Michigan-Huron étaient 22 cm (8.7 po.) et 46 cm (18 po.) sous leurs moyennes respectives. Le lac Érié était 13 cm (5.1 po.) sous la moyenne et 11 cm (4.3 po.) au-dessus du niveau de l’année précédente. On prévoit que le lac Érié demeurera sous la moyenne pour les prochains six mois. Une variation de 13 cm (4.3 po.) du niveau du lac Érié correspond à une variation d’environ 260 m3/s (9,000 pcs) dans le débit de la rivière Niagara.

Ø     Le 9 février, le niveau du lac Ontario était à 74,78 m (245.34 pi.), ce qui correspond à 19 cm (7.5 po.) au-dessus de la moyenne et 49 cm (19.3 po.) au-dessus du niveau de l’année précédente. Cependant le niveau du lac baisse lentement depuis la mi-janvier alors que, à cette période, il a généralement tendance à monter. Ce niveau est à 59 cm (1.9 pi.) sous la limite supérieure de régulation et à 63 cm (2.1 pi.) au-dessus de la limite inférieure de régulation qui sont appliquées durant la saison de navigation.

Ø     On s’attend à ce que le niveau du lac Ontario durant les prochaines semaines baisse jusqu’à atteindre 4 cm (1.6 po.) au-dessus de la moyenne vers la fin de mars et 8 cm (3.1 po.) sous la moyenne vers la fin de juin si l’alimentation en eau demeure dans la moyenne. Le niveau à la fin de juin serait donc d’environ 74.96 m (245.93 pi.), ce qui signifie environ 41 cm (16.1 po.) sous la limite supérieure de régulation. Le plan de régulation continue de demander des débits supérieurs à la moyenne en réponse à une alimentation en eau supérieure à la moyenne reçue en novembre et décembre derniers. Si nous sommes confrontés à des précipitations très abondantes ou très pauvres d’ici la fin de juin, le niveau du lac pourrait être plus haut de 26 cm (10.2 po.) ou plus bas de 22 cm (8.7 po.). Le risque de dépasser la limite supérieure de régulation est très bas.

Ø     Les niveaux sous la moyenne du lac Érié vont résulter en une alimentation sous la moyenne du lac Ontario durant les prochains six mois.

Ø     Les conditions en aval ont été prises en considération : le niveau du lac St-Louis est 39 cm (15.4 po.) au-dessus de la moyenne et 103 cm (3.4 pi.) au-dessus du niveau de l’année précédente; le niveau du port de Montréal est 13 cm (5.1 po.) sous la moyenne mais 138 cm (4.5 pi.) au-dessus du niveau de l’année précédente.

Ø     Les prévisions à long terme font état de précipitations et températures plus ou moins normales.

Ø     L’équivalent en eau de la neige accumulée dans le bassin du lac Ontario a été estimé à environ 133% de la moyenne pour le début de février  et celui de la rivière des Outaouais va de 85% de la moyenne pour la partie aval (non régularisée) du bassin à environ 130% pour la partie amont (régularisée).

Ø     Le fait que l’on prévoit que le lac sera sous la moyenne au début avril, pourrait réduire le risque de dommages aux rives durant la crue du printemps qui, normalement, atteint son maximum en avril.

 

Le Conseil, conjointement à son personnel, continuera de surveiller attentivement la situation et agira selon les besoins. Ces renseignements figurent également sur le site Web du Conseil (voir ci-après) et seront mis à jour tel que requis.

 

La Commission mixte internationale a été créée en vertu du Traité des eaux limitrophes de 1909 en vue de prévenir et de résoudre tout conflit concernant l’utilisation des eaux le long de la frontière du Canada et des États-Unis. Une des responsabilités de la Commission est d’approuver certains projets qui auraient pour effet de modifier les niveaux d’eau de l’autre côté de la frontière, comme le projet international d’énergie hydroélectrique de Massena (New York) et Cornwall (Ontario). Lorsqu’un projet est approuvé, il est possible que « l’ordonnance d’approbation » de la Commission exige que les débits prévus par le projet répondent à certaines conditions en vue de protéger les intérêts des deux pays. On trouvera plus de renseignements au site Web de la Commission à l’adresse suivante : www.ijc.org.

 

Le Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent a été créé par la Commission mixte internationale. Sa tâche principale consiste à s’assurer que les débits sortants du lac Ontario répondent aux exigences des « ordonnances d’approbation » de la Commission. De plus amples renseignements sont affichés sur le site Web du Conseil à l’adresse suivante : www.islrbc.org.

 

Date de diffusion : 17 février 2004

 

Personnes-ressources :

John Kangas, Chicago (Illinois)              (312) 353-4333

Reg Golding, Ottawa (Ontario)               (613) 998-1408