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Copyrights : Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent
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Stratégie relative au débit sortant du Lac Ontario
(15 octobre
2004 )
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Le Conseil international de contrôle du fleuve
Saint-Laurent (Conseil) a étudié les conditions dans le
bassin du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent le 13
octobre et a décidé de maintenir la même stratégie des
débits sortants qui est en vigueur depuis le 21 septembre,
c’est-à-dire de libérer les débits sortants précisés
par le Plan 1958-D. De plus, le Conseil a décidé de
permettre de forts débits sortants afin de répondre aux
besoins critiques de l’hydroélectricité et de la
navigation en aval qui peuvent survenir et de maintenir le
niveau du lac Saint-Louis à Pointe-Claire au-dessus des
20,6 m (67,6 pieds). Ces forts débits sortants seront
limités à au plus 600 mètres cubes par seconde (mcs) (21
200 pieds cubes par seconde (pcs)) par jour et à 300 mcs
(10 600 pcs) par semaine. Cette stratégie s’explique
comme suit :
- Le Plan 1958-D continue de bien répondre aux apports
accrus laissés par les restes de l’ouragan Frances.
Les débits sortants supérieurs à ceux précisés par
le Plan ont aidé à baisser le niveau du lac Ontario
plus rapidement que son taux normal à cette période de
l’année. Le 13 octobre, le niveau du lac se situait
à 8 cm ( po) de plus que la moyenne. On s’attend à
ce que le niveau baisse lentement pour atteindre la
moyenne à long terme d’ici la fin octobre si les
conditions demeurent sèches ou la mi-novembre si les
précipitations et l’évaporation sont normales dans
le bassin au cours des prochaines semaines et si la
stratégie des débits sortants du Plan 1958-D continue
d’être respectée.
- Les apports totaux dans le lac ont été inférieurs
à la moyenne pendant la majeure partie du temps
écoulé depuis la réunion de septembre, en grande
partie parce qu’il n’est pas tombé beaucoup de
pluie dans le bassin. Les apports du lac Érié ont
été près de la moyenne et on s’attend à ce qu’ils
le demeurent pour les six prochains mois environ. Les
chutes de pluie dans le bassin du lac Ontario seront
donc le facteur clé pour établir les débits sortants
du Plan et la vitesse à laquelle le niveau du lac
baissera au cours des prochaines semaines.
- Le Conseil devra surveiller attentivement les
quantités des précipitations, les débits sortants du
Plan et la vitesse à laquelle le niveau du lac baissera
au cours des prochains jours et des prochaines semaines
et devra prendre les mesures nécessaires pour éviter
une baisse importante des niveaux d’eau dans la
région de Montréal si le niveau du lac Ontario devait
descendre trop bas et entraîner une importante
réduction des débits sortants, particulièrement si
les conditions demeurent sèches.
- Les niveaux d’eau dans le port de Montréal sont
actuellement inférieurs à la moyenne, en grande partie
en raison des débits inférieurs à la moyenne de la
rivière des Outaouais et des affluents locaux. On s’attend
à ce que les niveaux demeurent bien inférieurs à la
moyenne au cours du prochain mois si les débits de la
rivière des Outaouais et des affluents locaux demeurent
inférieurs à la moyenne.
- Les niveaux d’eau du lac Saint-Louis sont à l’heure
actuelle légèrement supérieurs à la moyenne, mais on
s’attend à ce qu’ils baissent sous la moyenne d’ici
la fin du mois, si les conditions demeurent sèches.
- Il y a encore 4 cm (1,5 po.) d’eau conservée dans
le lac Ontario; cette eau est stockée afin de répondre
aux besoins critiques des intérêts. Toutefois, étant
donné que les niveaux d’eau en aval sont bas, il y a
de fortes chances que cette réserve soit requise pour
aider à la production d’hydroélectricité et à la
navigation dans le port de Montréal et la Voie maritime
en novembre et décembre si les conditions sont sèches
au cours des prochaines semaines.
- Les résultats de l’analyse des risques de septembre
demeurent valides et montrent que les débits sortants
précisés dans le Plan sont libérés, le niveau du lac
Ontario demeurera à l’intérieur de la plage des
niveaux d’eau précisés dans les critères de la
Commission mixte internationale pour la régularisation
du lac Ontario pour les 8 prochains mois, à moins de
conditions sèches ou humides très sévères. Toutefois,
il y a quand même de bonnes chances que les niveaux d’eau
dans la région de Montréal baissent sous le niveau de
référence d’ici la fin du mois de décembre, si les
conditions deviennent sèches.
Le Conseil, de concert avec son personnel, continuera de
surveiller la situation et se réunira à nouveau dans
quatre semaines environ afin de réévaluer la situation, ou
avant si les conditions l’exigent.
Ces renseignements figurent également sur le site Web du
Conseil (voir l’adresse ci-après) et ils sont mis à jour
tel que requis.
La Commission mixte internationale a été créée en
vertu du Traité des eaux limitrophes de 1909 en vue
de prévenir et de résoudre tout conflit concernant l’utilisation
des eaux le long de la frontière du Canada et des
États-Unis. Une des responsabilités de la Commission est d’approuver
certains projets qui auraient pour effet de modifier les
niveaux d’eau de l’autre côté de la frontière, comme
le projet international d’énergie hydroélectrique de
Massena (New York) et Cornwall (Ontario). Lorsqu’un projet
est approuvé, il est possible que « l’ordonnance d’approbation »
de la Commission exige que les débits prévus par le projet
répondent à certaines conditions en vue de protéger les
intérêts des deux pays. On trouvera plus de renseignements
au site Web de la Commission à l’adresse suivante : www.ijc.org.
Le Conseil international de contrôle du fleuve
Saint-Laurent a été créé par la Commission mixte
internationale. Sa tâche principale consiste à s’assurer
que les débits sortants du lac Ontario répondent aux
exigences des « ordonnances d’approbation » de
la Commission. De plus amples renseignements sont affichés
sur le site Web du Conseil à l’adresse suivante : www.islrbc.org.
Date de diffusion : 15 octobre 2004
Personnes-ressources :
Reg Golding, Ottawa (Ontario) (613) 998-1408
John Kangas, Chicago (Illinois) (312) 353-4333

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