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Copyrights : Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent


Stratégie relative au débit sortant du Lac Ontario 
(26 octobre 2004 )

Le 21 octobre, le Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent (le Conseil) a étudié les conditions dans le réseau du lac Ontario – fleuve Saint-Laurent et a décidé de maintenir les débits sortants spécifiés par le Plan 1958-D. En raison des bas niveaux d’eau actuels dans le lac St. Lawrence causés par de forts débits sortants, le Conseil a également autorisé des réductions des débits sortants afin de conserver des profondeurs garantissant une navigation sécuritaire dans le chenal de la Voie maritime à Long Sault, au cas où le niveau baisserait davantage en raison des effets du vent qui sont courants à cette période de l’année. De plus, les bas niveaux actuels dans la région de Montréal sont intensifiés par de faibles débits entrants en provenance de la rivière des Outaouais et des affluents locaux, c’est pourquoi le Conseil a autorisé des augmentations des débits sortants qui pourraient être nécessaires pour maintenir le niveau dans le lac Saint-Louis, tel que mesuré à Pointe-Claire, au-dessus de 20,6 m (67,6 pi) et pour répondre aux besoins critiques de la navigation dans le port de Montréal. Des augmentations similaires avaient été autorisées pour répondre aux besoins critiques des sociétés d’hydroélectricité au cours de l’automne. Ces débits supplémentaires ou réductions des débits seront limités à au plus 600 mètres cubes par seconde (m3/s) (21 200 pieds cubes par seconde (pi3/s)) par jour et à 300 m3/s (10 600 pi3/s) par semaine. Voici les autres facteurs qui ont été pris en considération lors de l’adoption de la stratégie :

  • Le Plan 1958-D a continué de bien répondre à la hausse des apports laissés par les restes de l’ouragan Frances au début de septembre et les débits sortants supérieurs à ceux précisés par le Plan ont continué à faire baisser le niveau dans le lac Ontario plus rapidement que sa vitesse normale pour cette période de l’année. Le 21 octobre, le niveau du lac se situait à environ 4 cm (1,6 po) au-dessus de la moyenne. On s’attend à ce que le niveau du lac baisse pour atteindre le niveau de la moyenne à long terme d’ici la fin du mois d’octobre si les conditions demeurent sèches, ou d’ici la mi-novembre si des conditions normales de précipitations et d’évaporation règnent dans le bassin au cours des prochaines semaines, et si les débits sortants spécifiés par le Plan 1958-D continuent d’être suivis.
  • Les apports totaux dans le lac Ontario continuent d’être inférieurs à la moyenne, en grande partie parce qu’il n’est pas tombé beaucoup de pluie sur le bassin local. Les apports en provenance du lac Érié ont été proches de la moyenne et on s’attend à ce qu’ils le demeurent au cours des prochains mois. Les précipitations sur le bassin du lac Ontario et l’évaporation à la surface du lac continueront de jouer des rôles clés dans l’établissement des débits sortants du Plan et dans la baisse du niveau du lac au cours des prochaines semaines.
  • Le Conseil continuera de surveiller de près les quantités des précipitations reçues, les débits sortants du Plan ainsi que la vitesse à laquelle baisse le niveau du lac et il prendra des mesures pour éviter une baisse trop importante des niveaux d’eau dans la région de Montréal s’il devait y avoir une importante réduction des débits sortants précisés dans le Plan.
  • On s’attend à ce que les niveaux d’eau dans la région de Montréal demeurent bien inférieurs à la moyenne au cours du prochain mois si les débits entrants en provenance de la rivière des Outaouais et des affluents locaux demeurent en-deçà de la moyenne.
  • Il y a encore 3,7 cm (1,5 po) d’eau qui sont conservés dans le lac Ontario pour répondre aux besoins critiques des parties intéressées. Il se peut qu’une partie de cette réserve soit requise pour aider à la navigation dans le port de Montréal et la Voie maritime en novembre et décembre si les conditions sont sèches au cours des prochaines semaines.
  • Une analyse des risques montre que le niveau du lac Ontario demeurera bien à l’intérieur de la plage des niveaux précisée dans le critère de la Commission mixte internationale pour la régularisation du lac Ontario pour les huit prochains mois, à moins que les conditions ne soient extrêmement sèches ou extrêmement humides. Les niveaux devraient également demeurer bien en-deçà des niveaux établis pour aggraver l’érosion des berges et bien au-dessus des niveaux d’eau minimum requis pour une navigation sécuritaire sur la Voie maritime.
  • Toutefois, les chances sont élevées que les plaisanciers du lac connaissent des problèmes de bas niveaux en juin prochain. Il y a aussi de bonnes chances que le lac Saint-Louis atteigne des niveaux de crue au printemps et que ces derniers baissent ensuite sous les niveaux requis pour une navigation sécuritaire et pour une exploitation efficace des usines de traitement des eaux dans la région de Montréal, à l’été.
  • Les chances sont presque de 50-50 que le niveau d’eau dans le port de Montréal soit en-deçà du niveau de référence cet automne et que les niveaux dans la région de Montréal baissent sous le niveau de référence d’ici la fin du mois de décembre, si les conditions demeurent sèches.

Le Conseil, de concert avec son personnel, continuera de surveiller la situation et se réunira à nouveau dans quatre semaines environ afin de réévaluer la situation, ou avant si les conditions l’exigent.

Ces renseignements figurent également sur le site Web du Conseil (voir l’adresse ci-après) et ils sont mis à jour lorsque c’est nécessaire.

La Commission mixte internationale a été créée en vertu du Traité des eaux limitrophes de 1909 en vue de prévenir et de résoudre tout conflit concernant l’utilisation des eaux le long de la frontière du Canada et des États-Unis. Une des responsabilités de la Commission est d’approuver certains projets qui auraient pour effet de modifier les niveaux d’eau de l’autre côté de la frontière, comme le projet international d’énergie hydroélectrique de Massena (New York) et Cornwall (Ontario). Lorsqu’un projet est approuvé, il est possible que « l’ordonnance d’approbation » de la Commission exige que les débits prévus par le projet répondent à certaines conditions en vue de protéger les intérêts des deux pays. On trouvera plus de renseignements au site Web de la Commission à l’adresse suivante : www.ijc.org.

Le Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent a été créé par la Commission mixte internationale. Sa tâche principale consiste à s’assurer que les débits sortants du lac Ontario répondent aux exigences des « ordonnances d’approbation » de la Commission. De plus amples renseignements sont affichés sur le site Web du Conseil à l’adresse suivante : www.islrbc.org.

Date de diffusion : 26 octobre 2004

Personnes-ressources :

Reg Golding, Ottawa (Ontario) (613) 998-1408 courriel : GoldingR@dfo-mpo.gc.ca

John Kangas, Chicago (Illinois) (312) 353-4333 courriel : John.W.Kangas@usace.army.mil