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Copyrights : Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent


Stratégie relative au débit sortant du Lac Ontario 
(16 mars 2005)

Le 9 mars, le Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent (Conseil) a étudié les conditions dans le bassin du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent et a décidé de modifier la stratégie de régularisation qui était en vigueur depuis l’automne dernier. La stratégie consistait à surveiller de près les débits sortants précisés par le plan de régularisation (Plan 1958-D) tout en étant en mesure de répondre aux besoins critiques. L’eau conservée dans le lac Ontario (relativement aux débits précisés par le plan) depuis l’été dernier, dans le but de répondre aux besoins des intérêts, a été presque entièrement conservée; il en reste 2,8 cm (1,1 po). À la lumière des conditions actuelles et prévues dans le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent, la stratégie adoptée par le Conseil consiste à éliminer l’eau conservée, lorsque les conditions le permettront. Des débits supérieurs à ceux précisés par le Plan 1958-D seront libérés, en autant que cela ne cause pas de torts aux intérêts. Par exemple, les niveaux en aval qui seront maintenus en-deçà du niveau d’alerte de crue, la capacité des installations hydroélectriques à libérer des débits sans que l’eau ne soit déversée dans des cours d’eau à écoulement libre, de même que les conditions glacielles, peuvent tous limiter la possibilité de libérer des débits sortants supérieurs à ceux précisés par le plan de régularisation. Le Conseil a également noté que les risques sont faibles que les limites supérieure et inférieure des niveaux d’eau soient dépassées au cours de l’été.

Voici les autres facteurs qui ont été pris en considération pour l’adoption de la présente stratégie :

  • Le Plan 1958-D a continué de bien répondre aux apports d’eau supérieurs à la moyenne reçus au cours des derniers mois. Le niveau du lac Ontario a monté plus que la normale depuis le début de janvier. Le 9 mars, le niveau du lac se situait à 74,87 m (245,65 pieds), ce qui correspond à environ 22 cm (8,7 po) de plus que la moyenne. Si les conditions météorologiques devaient correspondre à la moyenne, le niveau devrait augmenter lentement. Les prévisions à long terme des niveaux d’eau indiquent que le niveau du lac devrait se situer à 1 cm (0,4 po) en-deçà de la moyenne à la fin du mois de juin si les conditions météorologiques devaient correspondre à la moyenne et si toute l’eau conservée serait débitée.
  • Le mois dernier, les apports totaux dans le lac Ontario ont été bien supérieurs à la moyenne, ce qui s’explique en grande partie par les fortes précipitations reçues dans le bassin local de même que par le débit entrant du lac Érié supérieur à la moyenne. On s’attend à ce que les apports du lac Érié demeurent supérieurs à la moyenne pendant les prochains mois.
  • On s’attend à ce que les niveaux d’eau dans la région de Montréal demeurent en-deçà de la moyenne, mais supérieurs au niveau de référence, au cours des six prochains mois.
  • L’analyse des risques montre que le niveau du lac Ontario demeurera bien à l’intérieur de la plage des niveaux d’eau précisée dans les critères de régularisation du lac Ontario de la Commission mixte internationale pour les dix prochains mois, à moins que les conditions ne soient extrêmement sèches ou extrêmement humides.
  • Toutefois, les chances sont d’environ 25 % que le niveau du lac Saint-Louis atteigne le niveau de crue de 22,33 m ce printemps. La stratégie du Conseil permet de libérer des débits inférieurs à ceux précisés par le plan de régularisation afin d’atténuer cette situation. Les chances sont également de 30 % que le niveau du lac Saint-Louis soit en-deçà du niveau minimal requis pour la navigation dans la Voie maritime plus tard en 2005.
  • Les probabilités sont d’environ 59 % que les niveaux d’eau dans le port de Montréal se situent en-deçà du niveau de référence à un certain moment à la fin de l’année 2005.

Le Conseil, en collaboration avec son personnel, continuera de surveiller la situation et se réunira à nouveau dans environ quatre semaines afin de réévaluer la situation, ou avant si les conditions l’exigent.

Ces renseignements se trouvent également sur le site Web du Conseil (voir l’adresse ci-après) et ils seront mis à jour, le cas échéant.

La Commission mixte internationale a été créée en vertu du Traité des eaux limitrophes de 1909 en vue de prévenir et de résoudre tout conflit concernant l’utilisation des eaux le long de la frontière du Canada et des États-Unis. Une des responsabilités de la Commission est d’approuver certains projets qui auraient pour effet de modifier les niveaux d’eau de l’autre côté de la frontière, comme le projet international d’énergie hydroélectrique de Massena (New York) et Cornwall (Ontario). Lorsqu’un projet est approuvé, il est possible que l’ordonnance d’approbation de la Commission exige que les débits prévus par le projet répondent à certaines conditions en vue de protéger les intérêts des deux pays. On trouvera plus de renseignements au site Web de la Commission à l’adresse suivante : www.ijc.org.

Le Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent a été créé par la Commission mixte internationale. Sa tâche principale consiste à s’assurer que les débits sortants du lac Ontario répondent aux exigences des ordonnances d’approbation de la Commission. De plus amples renseignements sont affichés sur le site Web du Conseil à l’adresse suivante : www.islrbc.org.

Date de diffusion : 16 mars 2005

Personnes-ressources :

Reg Golding, Ottawa (Ontario) (613) 998-1408 courriel : GoldingR@dfo-mpo.gc.ca

John Kangas, Chicago (Illinois) (312) 353-4333 courriel : John.W.Kangas@usace.army.mil