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Copyrights : Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent


Compte rendu de la 232e réunion tenue  

les 22 et 23 septembre 2003

Dorval (Montréal) Québec

M. Jacques Lorquet, président de la réunion et de la section canadienne, ouvre la réunion à 13 h. Voici la liste des personnes présentes :

 

USA CANADA
 

Membres du Conseil

COL G. Johnston (prés. alt.)

M. J. Bernier

M. F. Sciremammano, Jr. (Ph.D.)

M. T. Hullar (Ph. D.)

 

M. J. Lorquet (président)

M. A. Carpentier

M. R. Metcalfe

M. P. Yeomans

M. P. Pilon (Ph. D.)

 

Secrétaires

M. J. Kangas  M. R. Golding

 

Conseillers en régulation

COL J. Hall

M. R. Thomas (alt.)

M. R. Caldwell (alt.)

 

Autres

Mme C. LaVean

M. T. Lavigne

M. G. Cotroneo

M. M. Boutilier

M. Guy Yelle

M. S. Robert

Mme S. Farrell

M. T. McAuley

 
  1. L’ordre du jour proposé pour la réunion est adopté avec l’ajout de deux points à la section « Divers » : déviations lors de situations d’urgence et téléconférence entre plusieurs villes en 2004 (voir l’ordre du jour ci-joint).
  2.  

  3. Les représentants de la régularisation présentent une mise à jour des conditions en date du 18 septembre. Voici un résumé de ces conditions :

 

    • Les niveaux d’eau des lacs d’amont sont bien inférieurs à la moyenne et plus bas qu’ils ne l’étaient l’année dernière à la même période en septembre.
    • Le niveau du lac Ontario est légèrement inférieur à la moyenne et il descend rapidement. Depuis le début du mois, il a baissé de 13 cm, soit sa baisse normale pour le mois complet.
    • Les niveaux d’eau en aval continuent de baisser. Le niveau d’eau dans le port de Montréal est plus bas que le niveau de référence (pour la première fois depuis le début du mois d’avril) et le niveau du lac Sainte-Claire descend. Les débits sortants de la rivière des Outaouais sont inférieurs à la moyenne. Les conditions sèches qui se poursuivent pourraient bien entraîner de nouveaux records de bas niveaux dans le port.
    • On s’attend à ce que diminuent les débits prévus pour la semaine prochaine.
    • Le total des déviations au Plan 1958-D des débits sortants est demeuré à -850 m3/s par semaine, ce qui équivaut à environ 2,6 cm d’eau conservée dans le lac Ontario. L’an dernier à la même période, il y avait un déficit de 0,4 cm d’eau dans le lac.
    • À date pour ce mois, les précipitations dans le lac Ontario représentent 54 % de la normale. Les restes de l’ouragan Isabel ont entraîné des chutes de pluie limitées dans le bassin. On prévoit environ 30 mm de pluie dans le bassin du lac Ontario d’ici un jour ou deux.
    • Le total des chutes de pluie dans les bassins des lacs Érié et Huron est nettement plus élevé, mais inférieur aux prévisions.
    • Les prévisions indiquent que le niveau du lac Ontario devrait demeurer près de la moyenne jusqu’à la deuxième moitié d’octobre, étant donné les apports en eau inférieurs à la moyenne, et que les débits sortants devraient être près de la normale pour le reste de l’année.

 

Les représentants de la régularisation soulignent que depuis le début du mois de juin, il n’a fallu apporter que de très légères modifications à la stratégie actuelle des débits sortants. Toutefois, les bas niveaux qui persistent ont soulevé l’importance d’établir des critères plus précis afin de permettre au Conseil de répondre aux besoins critiques dans le port de Montréal d’une manière qui continuerait d’assurer une distribution équitable des avantages de ces actions discrétionnaires. Avec l’ajout de cette proposition, les représentants de la régularisation recommandent de maintenir la stratégie actuelle jusqu’à la téléconférence qui aura lieu en octobre.

 

Après de bonnes discussions, le Conseil décide que la stratégie actuelle permet une souplesse suffisante pour traiter, de manière juste et adéquate, les demandes qui seront effectuées cet automne par le port de Montréal et d’autres intérêts. Dans le passé, les autres intérêts n’avaient pas exprimé de préoccupations concernant l’aide apportée (relativement aux niveaux d’eau) au port, dont les demandes avait été très raisonnables. Le port ne s’était pas non plus plaint des demandes similaires formulées par d’autres intérêts. Toutefois, le Conseil reconnaît le besoin de renforcer sa capacité à gérer les demandes de tous les intérêts de façon judicieuse, lorsque des besoins critiques se font sentir. Pour cette raison, le Conseil accepte d’envisager d’établir une orientation plus précise concernant l’identification des besoins critiques du port de Montréal (incluant les besoins liés au maintien du niveau de référence) et des autres intérêts. Cette discussion sera à l’ordre du jour de la réunion prévue pour mars 2004. On continuera de profiter des occasions de stockage additionnel d’eau afin d’aider à répondre à ces demandes et à toute autre demande pouvant être soulevée lors du halage saisonnier des bateaux de plaisance.

En conséquence, le Conseil décide de maintenir la stratégie annoncée le 16 septembre. Compte tenu des niveaux d’eau qui sont encore inférieurs à la moyenne dans les Grands Lacs d’amont et des contraintes actuelles du système, la stratégie à long terme vise à s’assurer de conserver suffisamment d’eau dans le lac Ontario pour répondre aux futurs besoins critiques. La stratégie à court terme consiste à retenir la plus grande quantité possible de l’eau déjà conservée dans le lac Ontario. Pour ce faire, les débits sortants suivront, de façon générale, ceux établis dans le Plan de régularisation 1958-D pour octobre, à l’exception de ce qui suit :

    1. augmentation des débits pour maintenir le niveau du lac Saint-Louis à Pointe-Claire au-dessus de 20,60 m (67,6 pi) et le niveau du lac Saint-François à Summerstown au-dessus de 46,58 m (152,82 pi)
    2. augmentation des débits afin de répondre aux besoins critiques des producteurs d’hydroélectricité et de hausser les niveaux dans le port de Montréal pour répondre aux besoins critiques de la navigation; on pourra utiliser un débit supplémentaire maximal par semaine de 300 m3/s (10 600 pcs) et pas plus qu’un débit supplémentaire maximal par jour de 600 m3/s (21 200 pcs) par rapport à ceux précisés dans le plan. Un changement des débits de 300 m3/s entraînera un changement du niveau dans le port de Montréal d’environ 10 cm (3,9 po) et après une semaine, un changement du niveau du lac Ontario d’environ 1 cm (0,4 po).

De concert avec son personnel, le Conseil continuera de surveiller la situation et agira selon les besoins. Le Conseil pourra revoir sa stratégie lors de sa téléconférence régulière prévue au mois d’octobre.

 

  1. Le Conseil étudie, apporte des corrections mineures et adopte la stratégie de communication et le programme d’action préparés sous la supervision de M. Hullar (Ph. D.) et de M. Metcalfe. Il est demandé aux secrétaires de transmettre formellement le document au groupe d’étude du lac Ontario, qui en a demandé un exemplaire. M. Hullar (Ph. D.) prépare aussi une version matricielle de la stratégie afin d’en faciliter la compréhension et l’administration par le Conseil.
  2.  

  3. Le Conseil décide de fournir une réponse verbale à la lettre envoyée par la Commission le 16 septembre concernant les actions de suivi lors de la situation d’urgence survenue au mois d’août. La réponse sera donnée lors de la prochaine réunion avec la Commission qui se tiendra cet automne. En plus des renseignements précis demandés dans la lettre, l’essence de la réponse sera qu’à la suite de l’expérience, le Conseil reconnaît les faiblesses de ses lignes de communication et travaille à les améliorer.
  4. Les membres qui ont animé des sessions lors de la téléconférence entre plusieurs villes du 16 septembre 2003 avec le public fournissent un résumé de leurs observations, commentaires et suggestions. Bien que le taux de participation ait été faible à certains endroits, la conférence est considérée comme un succès, d’après la réponse du public qui a participé. De façon générale, le public croit que le Conseil devrait continuer de tenir ces téléconférences entre plusieurs villes. Le Conseil discute de l’avantage d’ajouter une seconde conférence à chaque année ainsi que du nombre requis de villes participantes. Il discute également de l’importance de faire participer les villes situées dans les régions visées par les sujets les plus actuels, et ce, afin d’améliorer les occasions pour les personnes qui souhaitent se faire entendre. On demande au comité des communications de recommander des villes pour la téléconférence entre plusieurs villes prévue en mars 2004, ainsi qu’une date pour la prochaine réunion publique.
  5.  

    Le Conseil souligne sa déception face au manque de participation de certains groupes d’intérêts (par exemple, les intérêts environnementaux), mais décide qu’il ne serait pas approprié, à ce temps-ci, de solliciter des participants pour les réunions publiques, ni de solliciter des renseignements précis à propos de leurs intérêts. Cette tâche sera plutôt assignée au groupe d’étude. Entre temps, le Conseil de contrôle continue de prendre connaissance des commentaires reçus dans le cadre de sa stratégie actuelle de communication afin de prendre les décisions concernant sa stratégie. Dans ce contexte, les responsables des liaisons du groupe d’étude demandent au groupe d’étude de fournir une mise à jour des critères environnementaux qu’il pourrait avoir élaboré à ce jour et pouvant aider le Conseil. Ce point fera l’objet d’autres discussions lors d’une prochaine réunion.

  6. M. Albert Mikhail et M. David Howard de l’Ontario Power Generation donnent une intéressante présentation sur les derniers développements apportés aux nouveaux barèmes d’étalonnage des groupes turbo-alternateurs de l’OPG et de la NYPA. Les essais ont révélé que les groupes turbo-alternateurs sont très efficaces. En fait, ils sont légèrement plus efficaces au niveau de l’utilisation de l’eau (1 – 1½ %) que le révélaient les courbes antérieures d’étalonnage, ce qui signifie qu’ils produisent plus d’électricité pour une quantité d’eau donnée passant à travers. Ces constatations ont été approuvées par le comité de jaugeage du fleuve (River Gauging Committee) et mises en œuvre en 2000. L’OPG a depuis complété son programme de modernisation et la NYPA est en train de le compléter. Plus tard, le Conseil étudiera des données ou courbes additionnelles afin de déterminer les quantités d’électricité produites pour les divers débits sortants, ce qui constituera un outil efficace pour la prise de décisions. On note qu’il faudra peut-être calculer de nouveau les données statistiques pour la période d’enregistrement, en raison des résultats obtenus à la suite des récents essais d’étalonnage.
  7. Le Conseil discute de la nécessité d’élaborer des procédures et un protocole améliorés pour les communications lors de situations d’urgence. Il est conscient que les lacunes au niveau des communications doivent être rapidement comblées. Les membres du Conseil sont toutefois réticents à l’idée d’ajouter une nouvelle couche de procédures, ce qui pourrait nuire à la capacité des représentants de la régularisation à agir en fonction de leurs pouvoirs existants. On discute d’un certain nombre de propositions et d’idées et on décide d’assigner aux représentants de la régularisation et aux secrétaires la tâche d’évaluer les pouvoirs existants et les capacités afin de trouver comment il serait possible d’améliorer les communications en situation d’urgence, sans limiter les pouvoirs existants des représentants de la régularisation. Les progrès seront évalués lors de la réunion d’octobre.
  8.  

  9. Le rapport d’étape semi-annuel du Conseil à la CMI est étudié, révisé et approuvé, à condition que les changements convenus soient apportés.
  10.  

  11. En réponse aux questions de certains membres du Conseil, l’Ontario Power Generation décrit le rôle et l’exploitation du barrage Iroquois. On demande au personnel du Conseil travaillant au sein des groupes d’étude de signaler à ces derniers le besoin de tenir compte des répercussions de l’exploitation du barrage Iroquois.
  12. Des représentants de la NYPA informent le Conseil des progrès qui ont été réalisés avec la FERC concernant le renouvellement du permis d’exploitation de la NYPA. Le permis antérieur n’était plus valide depuis le 31 octobre 2003, mais le processus de renouvellement avait débuté plusieurs années plus tôt. Les efforts sont actuellement concentrés sur les évaluations environnementales, qui avancent bien.
  13.  

  14. Le Conseil décide que les déviations accumulées au cours de la panne d’électricité en août seraient enregistrées et traitées comme des déviations discrétionnaires.
  15.  

  16. M. Carpentier, président de la section québécoise de l’Association canadienne des ressources hydriques, invite les membres du Conseil et les associés à participer à la prochaine Water and Climate Change Conference à Montréal, et à y présenter un document s’ils le souhaitent.
  17.  

  18. Le procès-verbal de la téléconférence du Conseil tenue le 10 septembre 2003 est approuvé.
  19.  

  20. La prochaine réunion du Conseil est prévue pour le 21 octobre 2003 à Ottawa.
  21.  

  22. La rencontre semi-annuelle du Conseil avec la CMI est confirmée pour le 21 octobre 2003 à 13 h.
  23.  

  24. La réunion se termine à 12 h (midi).

 

CONSEIL INTERNATIONAL DE CONTRÔLE DU FLEUVE SAINT-LAURENT

 

RÉUNION

22 et 23 septembre 2003

 

Centre communautaire Sarto-Desnoyers

1335, chemin Bord du Lac, Dorval (Montréal) Québec

 

ORDRE DU JOUR

 

Lundi 22 septembre 2003, 13 h

  1. Conditions actuelles et stratégie de régularisation
  2. a) Approbation de la stratégie de communication
  3. b) Examen de l’ébauche du protocole des communications lors de situations d’urgence

  4. Suivi de la téléconférence entre plusieurs villes
  5. Approbation du rapport d’étape semi-annuel
  6. Approbation du résumé de la téléconférence du 10 septembre 2003

Mardi 23 septembre 2003, 8 h 30

1. Barèmes d’étalonnage à la centrale de Saunders-Moses

2. Prochaine réunion et rencontre avec la CMI

3. Divers

a) Analyse de l’exploitation du barrage Iroquois

b) Permis de la NYPA

c) Déviations lors de situations d’urgence

d) Téléconférence entre plusieurs villes en 2004

 


CONTACTS

Reg Golding
Secrétaire, section canadienne
Garde côtière canadienne
200 rue Kent
Ottawa (Ontario) K1A 0E6
Tél. (613) 998-1408
Fax (613) 991-2473
Email
John Kangas
Secretary, United States Section
U.S. Army Corps of Engineers
111 North Canal Street
Chicago, Illinois 60606-7205
Tel (312) 353-4333
Fax (312) 353-5439
Email