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Copyrights : Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent


Compte rendu de la 241e réunion tenue  

tenue le 9 mars 2005

à New York

La séance est ouverte à 13 h 30 (HNE). Elle est présidée par le col Johnston, président suppléant, Section américaine. Les personnes suivantes y participent :

 

USA CANADA
 

Membres du Conseil

Col. G. E. Johnston (président suppl.)

M. J. Bernier

M. T. Hullar, Ph.D.

M. F. Sciremammano, Jr., Ph.D.

 

M. J. Lorquet (président)

M. A. Carpentier

M. R. P. Metcalfe

M. P. Pilon, Ph.D.

M. P. Yeomans

 

Secrétaires

M. J. Kangas  M. R. Golding

 

Conseillers en régulation

Lcol T. B. Touchette

M. R. Thomas (suppléant)

M. D. Fay

M. R. Caldwell (suppléant)

 

Autres

M. T. Lavigne

M. Colosimo, Ph.D.

Mme L. Whelan

 

M. S. Robert

M. M. Boutilier

M. T. McAuley

 

    

 1. Approbation de l’ordre du jour

L’ordre du jour ci-joint est adopté avec l’ajout de deux points sous Divers et de un sous Activités de communication.

2          Conditions actuelles et stratégie de régularisation

Les représentants de la régularisation font le point sur les conditions et les activités de régularisation depuis que le Conseil a convenu de maintenir l’actuelle stratégie en février. Ils fournissent les plus récentes prévisions pour six mois des niveaux des Grands Lacs et une analyse des risques de violer divers critères s’appliquant aux niveaux des basses et hautes eaux. Le Conseil prend note que sa stratégie de suivre le Plan 1958-D, employée depuis l’automne dernier, a maintenu à près de 3 cm (1 po) l’eau emmagasinée dans le lac Ontario. Des précipitations supérieures à la moyenne et des épisodes de fonte des neiges depuis le début de l’année ont fait grimpé plus que d’habitude le niveau du lac Ontario pendant la période. Par conséquent, le Conseil décide de modifier sa stratégie dans l’intention de réduire la quantité d’eau emmagasinée, si les conditions le permettent. On libérera des volumes plus importants que ceux prévus au Plan 1958-D, si cela ne cause pas de préjudice injustifié aux intéressés. Par exemple, la nécessité de maintenir les niveaux en aval sous le seuil d’alerte de crue, les volumes qui peuvent traverser les centrales hydroélectriques sans déversement dans les chenaux et les conditions des glaces peuvent tous limiter la capacité d’augmenter les débits sortants par rapport à ceux prévus au plan de régularisation. Le risque de ne pas respecter les critères des basses et hautes eaux est faible.

            La stratégie a été établie en tenant compte d’autres facteurs :

·  Le Plan 1958-D a continué de permettre de bien réagir aux apports d’eau plus abondants que la moyenne ces récents mois. Le niveau du lac Ontario s’élève anormalement depuis le début de janvier. Le 9 mars, il se situait à 74,86 m (245,60 pi), soit à 22 cm (8,7 po) au-dessus de la moyenne. Dans des conditions météo normales, le niveau devrait grimper lentement. Selon les prévisions de niveau à long terme, le lac serait à 1 cm (0,4 po) sous la moyenne à la fin de juin, si les conditions météo sont normales et si toute l’eau emmagasinée est libérée.

·  Le mois dernier, les apports totaux au lac Ontario ont été bien supérieurs à la moyenne, en bonne partie en raison des précipitations abondantes reçues sur le bassin local ainsi que des débits entrants supérieurs à la moyenne en provenance du lac Érié. Les apports du lac Érié devraient demeurer au-dessus de la moyenne au cours des prochains mois.

·  Les niveaux d’eau dans le port de Montréal devraient rester sous la moyenne, mais au-dessus du zéro des cartes, au cours des six prochains mois.

·  L’analyse des risques indique une faible probabilité que les niveaux du lac Ontario dépassent, au cours des 10 prochains mois, les valeurs précisées dans les critères de la Commission mixte internationale.  

·  En revanche, la probabilité est d’environ 25 % que le lac Saint-Louis atteigne le niveau de crue de 22,33 m ce printemps. La stratégie déployée par le Conseil permet de réduire les débits par rapport à ceux prévus au plan de régularisation pour repousser cette éventualité. Il y a aussi une probabilité de 30 % que les niveaux du lac Saint-Louis ne suffisent pas à la navigation de la Voie maritime sur la fin de 2005.

·  Le risque que les niveaux au port de Montréal baissent sous le zéro des cartes vers la fin de 2005 s’établit à 59 %.

Un avis sera diffusé aux médias. Le Conseil, et son personnel, continuera de surveiller la situation. Il se réunira à nouveau pour faire le point dans quatre semaines environ, ou plus tôt, si les conditions se modifient beaucoup dans l’intervalle. 

3          Approbation du résumé de la téléconférence du 12 janvier

Le Conseil approuve le résumé révisé tel qu’établi. Le résumé sera acheminé à la CMI pour le faire traduire puis afficher sur le site Web du Conseil en anglais et en français.

4          Activités de communication

4.1          Téléconférence multiville du 29 mars. Le Conseil étudie les lieux de réunion, la logistique et les affectations des membres et du personnel. On recevra des diapos du Groupe consultatif sur l’intérêt public (GCIP) pour informer la population de l’avancement de l’Étude internationale sur le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent. 

4.2          Réunion annuelle en mai. Le Conseil étudie les préparatifs à ce jour de l’assemblée annuelle publique, prévue pour le 11 mai en soirée, à Belleville (Ontario). On discute d’une modification qui pourrait être apportée à la formule pour permettre à certains citoyens de participer par téléphone. On se penche sur une description établie par M. Bevacqua pour le Comité des communications. On définit les coûts et précise d’autres éléments de logistique. Le Conseil accepte le concept, sous réserve des questions de coût. Il convient de demander à M. Bevacqua de le mettre au courant à sa réunion d’avril.

4.3          Point sur la stratégie de communication. M. Hullar indique que le GCIP a présenté des commentaires sur la stratégie du Conseil approuvée le printemps dernier. D’après les observations du Conseil l’automne dernier, et les commentaires du GCIP, la stratégie a été révisée, approuvée et diffusée par le Conseil en décembre 2004.

4.4          Embauche de spécialistes en communication. Le Corps of Engineers a décidé d’élargir les fonctions d’un agent d’information plutôt que de recruter une nouvelle personne. Embaucher coûterait trop cher pour l’instant, vu que la CMI ne fournit que 20 000 $. Le col Johnston fait remarquer qu’on disposera alors d’une capacité d’intervention, mais sans pouvoir réaliser d’activités de sensibilisation. M. Lorquet signale que la question a été soumise à sa haute direction, car l’embauche d’un spécialiste en communication a une dimension budgétaire – elle dispute des fonds à d’autres projets. Cela dit, il est convaincu qu’elle se fera. Plusieurs membres du Conseil avancent que la question n’évolue pas comme le Conseil l’aurait souhaité et que peut-être la CMI devrait financer entièrement le ou les spécialistes en communication et les accueillir dans ses bureaux. Le Conseil convient de faire établir deux tableaux (un sur la situation actuelle, l’autres sur les répercussions), par MM. Hullar et Metcalfe, pour les présenter à la CMI aux rencontres d’avril.

4.5          Avis public des modifications de débit. M. Kangas explique le contexte de la question. Il y a eu un incident où le niveau du lac St. Lawrence a baissé soudainement, faisant s’échouer des embarcations de plaisance. L’incident a amené à demander aux bureaux des représentants de la régularisation du Conseil de donner préavis des modifications de débit. Ces bureaux ont discuté de la question avec les bureaux des secrétaires, pour en arriver à la conclusion qu’il n’était pas pratique de reprogrammer ni les décisions de modifier les débits et ni leur mise en œuvre, non plus que de téléphoner aux gens pour les informer des modifications. Plutôt, il faudrait inciter les gens à s’abonner à la liste de diffusion courriel pour qu’ils obtiennent les avis en temps opportun. Le lcol Johnston propose, outre la diffusion courriel, de communiquer l’information aux organes municipaux et aux médias essentiels. Voilà une autre question dont pourraient s’occuper le ou les spécialistes en communication.

 

5   Questions du Groupe d’étude

5.1 Atelier des 26 et 27 janvier. Le Conseil signale que plusieurs de ses membres et employés ont participé à un atelier consacré à l’Étude internationale sur le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent. L’atelier, qui a eu lieu près de Rochester, a porté sur la méthode d’évaluation que met au point le Groupe d’étude, notamment les indicateurs de performance pour de nombreux intérêts. L’équipe de l’Étude compte définir plusieurs plans à recommander à la CMI à l’occasion d’un autre atelier vers la fin de mars 2005.

5.2 Examen par les pairs. M. Hullar distribue un document sur la question et le commente. Il collabore avec la CMI, le Groupe d’étude et le National Research Council pour déterminer les éléments de l’Étude qui feront l’objet d’un examen indépendant. D’autres éléments seront soumis à un examen moins rigoureux, par exemple un examen collégial ou par les pairs. La Société royale du Canada participe aussi à la démarche. Un rapport définitif sera présenté à la CMI cet automne.

5.3 Document de travail sur la transition. M. Metcalfe explique les activités de transition indiquées dans le document. Il signale que le GCIP constituera une trousse d’information au début de mai qui servira à de nombreux endroits cet été. Le Conseil et le Groupe d’étude prévoient en principe se réunir dans la région de Kingston le 9 juin.

 

6          Divers

6.1 Georgian Bay Association. M. Kangas expose l’évolution de la question depuis décembre, quand la CMI a demandé aux trois conseils de contrôle du bassin des Grands Lacs de commenter un rapport récemment publié. Le rapport soutenait que les niveaux du lac Huron et de la baie Georgienne avaient été réduits en raison de l’érosion continue à l’extrémité supérieure de la rivière Sainte-Claire. Cette érosion est attribuée au dragage d’un chenal de 27 pieds de profondeur, achevé au début des années 1960. Les conseils ont répondu que la question est plus complexe, et qu’un certain nombre d’autres facteurs susceptibles de modifier les niveaux n’ont pas été abordés. Les organismes fédéraux dans les deux pays établissent un énoncé des travaux pour déterminer les ressources nécessaires afin de s’occuper convenablement de la question des niveaux du lac Huron. On convient que le Conseil international de contrôle du lac Supérieur en traitera dans son exposé à la CMI. 

6.2 Lieux de réunion. Comme New York ne se trouve pas dans le bassin du lac Ontario, certains pourraient s’objecter à ce qu’on s’y réunisse. M. Kangas explique que les trois conseils de contrôle se réunissent les uns à la suite des autres au printemps pour réduire le temps et les frais que demande le déplacement des membres et des employés qui font partie de plusieurs conseils. Cette année, New York a été retenu par égard pour le Conseil international de contrôle de la rivière Niagara. Par le passé, les trois conseils se sont réunis au printemps dans d’autres villes à l’extérieur du bassin du lac Ontario, p. ex. Detroit et Chicago. 

6.3 Examen quinquennal des opérations de production de pointe. MM. Metcalfe et Kangas donnent le contexte de la question. L'addendum 3 des guides opérationnels exige que les impacts des opérations de production de pointe fassent l’objet d’un examen au moins tous les cinq ans. L’examen doit être fait cette année. Le Conseil convient être en faveur de la poursuite de ces opérations. Le fait sera noté dans l’exposé qu’il présentera à la CMI en avril.

6.4 Transcriptions de la CMI. M. Kangas explique que l’automne dernier, la CMI a demandé si la transcription des rencontres avec elle était d’aucune utilité. M. Kangas a répondu de façon informelle (par courriel) en demandant instamment de maintenir les transcriptions ou, sinon, de fournir un résumé des discussions et des décisions. Il est fait remarquer qu’il est souvent difficile pour les membres associés qui ne sont pas assis à la table d’entendre les discussions. Aucun autre suivi n’est attendu sur ce point.

6.5 Rapports du Comité de limnimétrie du fleuve Saint-Laurent. Les rapports annuels pour 2000, 2001 et 2002 ont été remis aux membres du Conseil plusieurs jours avant la réunion. MM. Fay et Caldwell expliquent l’histoire et l’emploi des rapports. Le Conseil convient qu’ils seront présentés pour examen à la réunion d’avril. Il sera demandé au Comité de limnimétrie d’offrir une séance d’information pour qu’il expose ses conclusions et les recommandations qu’il soumet à l’approbation du Conseil.

6.6             Tournage à la centrale de Saunders. M. Carpentier indique qu’il lui a été demandé si un membre ou un membre associé du Conseil pourrait assurer un commentaire pendant le tournage à la centrale de Saunders qu’effectuera une équipe de télévision de langue française. Le Conseil accepte de collaborer à l’entreprise par tous les moyens demandés par la CMI. M. McAuley convient de soumettre la question à la Commission.

6.7 Bris d’estacades à glace. M. Boutilier informe le Conseil du progrès de la formation des glaces cet hiver, et du bris de deux estacades le ou vers le 15 février. Des câbles métalliques de 2 po se sont rompus sur les estacades A et G. Deux grosses ancres de l’estacade G ont chassé, apparemment, et il faudra peut-être les bouger avant la reprise de la navigation. Les estacades brisées n’ont pas changé grand-chose aux niveaux d’eau, même si elles ont laissé passer une grande quantité de glace. Un entrepreneur étudie les réparations à faire. Le Conseil demande une mise au courant à sa réunion d’avril. Pour l’instant, on ne sait si les bris ont été occasionnés par un problème de conception, d’entretien ou autre.

7    Examen du rapport semestriel

M. Kangas dirige l’examen de l’ébauche du rapport semestriel. Vu l’heure tardive, les membres du Conseil sont priés de communiquer tous autres commentaires à leurs secrétaires respectifs à temps pour que le rapport puisse être présenté à la CMI d’ici le 21 mars. Il est fait remarquer que l’exposé que fera le Conseil à l’occasion des rencontres avec la CMI devrait montrer qu’il est conscient des commentaires des commissaires sur la dernière communication. En l’occurrence, les commissaires ont demandé de chercher à moins s’attarder aux détails techniques, d’expliquer comment les décisions importantes au sujet des débits sont prises, d’aborder les commentaires formulés par le public au sujet des décisions et de faire état des discussions avec le Groupe d’étude.

8          Prochaines réunions et rencontres avec la CMI

Le Conseil confirme qu’il tiendra sa téléconférence multiville du 29 mars en soirée et convient de se réunir l’après-midi du 11 avril, le jour avant sa rencontre avec la CMI. Ensuite, le Conseil rencontrera le public le soir du 11 mai et le Groupe d’étude le 9 juin. Il convoquera une autre téléconférence multiville le 14 septembre et se réunira les 21 et 22 septembre. 

 

La séance est levée à 18 h 35.

 


Ordre du jour

 

CONSEIL INTERNATIONAL DE CONTRÔLE DU FLEUVE SAINT-LAURENT

 Compte rendu de la 241e réunion

tenue le 9 mars 2005

 

Ordre du jour

 

 

1.   Approbation de l’ordre du jour

2.   Conditions actuelles et stratégie de régularisation

3.   Approbation du résumé de la téléconférence du 12 janvier

4.   Activités de communication

4.1  Téléconférence multiville du 29 mars

4.2  Réunion annuelle en mai

4.3  Point sur la stratégie de communication

4.4  Embauche de spécialistes en communication

4.5    Avis public des modifications de débit

5.   Questions du Groupe d’étude

5.1  Atelier des 26 et 27 janvier

5.2  Examen par les pairs

5.3  Document de travail sur la transition

6.   Divers

6.1   Georgian Bay Association

6.2     Lieux de réunion

6.3     Examen quinquennal des opérations de production de pointe

6.4     Transcriptions de la CMI

6.5     Rapports du Comité de limnimétrie du fleuve Saint-Laurent

6.6     Tournage à la centrale de Saunders

6.7    Bris d’estacades à glace

7.   Examen du rapport semestriel

8.   Prochaines réunions et rencontres avec la CMI

 

           

 


CONTACTS

Reg Golding
Secrétaire, section canadienne
Garde côtière canadienne
200 rue Kent
Ottawa (Ontario) K1A 0E6
Tél. (613) 998-1408
Fax (613) 991-2473
Email
John Kangas
Secretary, United States Section
U.S. Army Corps of Engineers
111 North Canal Street
Chicago, Illinois 60606-7205
Tel (312) 353-4333
Fax (312) 353-5439
Email