Sites : Montréal (Dorval), Brockville,
Watertown, Rochester, Burlington
Durée : 19 h 30 à 20 h 10
Président: Colonel G.E. Johnston
Membres du Conseil et du personnel
participants :
Montréal (Dorval ) : P. Yeomans, A.
Carpentier, D. Fay
Brockville : R. Metcalfe, J. Lorquet,
R. Caldwell
Watertown : Col. G. Johnston, J. Kangas,
C. Fisher
Rochester : F. Sciremammano, C. Lobaugh
Burlington : P. Pilon, P Yu
Nombre de participants du public :
Participants (incluant les membres
R.S.V.P.
du GT et du GCIP)
Montréal (Dorval) 3 7 (1 GT)
Brockville 1 2
Watertown 1 (2) 3
Rochester 1 (2) 2 (1 GCIP)
Burlington 2 8 (1 GCIP)
Notes: R. Golding (par téléphone), J.
Kangas
Résumé des commentaires du public
Satisfaction générale, à la fois en
amont et en aval, à l’égard des niveaux
d’eau à ce jour cette année, et de la
façon dont le Conseil gère le réseau.
Certains riverains du lac sont
préoccupés par un taux d’érosion accru
causé par des niveaux d’eau plus élevés.
Certaines parties intéressées du lac et
en aval préfèreraient que les niveaux d’eau
suivent un cycle plus naturel en raison des
impacts négatifs liés à des niveaux d’eau
plus élevés et de la trop faible
fluctuation sur l’intégrité et la santé
des rivages et des habitats,
particulièrement les milieux humides.
Signes d’une hausse soutenue de la
reconnaissance du public et de l’appréciation
des besoins et des souhaits des autres
intérêts dans d’autres parties du
réseau.
Les membres du GCIP qui étaient
présents à la téléconférence ont
participé plus activement aux discussions,
d’une manière positive et pédagogique
dans l’ensemble, et ont projeté une plus
grande appréciation des complexités en
cause dans la gestion équilibrée du
réseau.
Meilleur échange d’opinions et de
renseignements avec le public.
Plus grande ouverture au dialogue avec
les membres du Conseil.
Commentaires et réponses détaillés
Montréal (Dorval)
M. Claude Mailloux, groupe d’utilisateurs
du fleuve Saint-Laurent
- Ce groupe s’est intéressé aux
niveaux d’eau dans le fleuve
Saint-Laurent au cours des deux
dernières années. Ce groupe a mené un
sondage auprès des utilisateurs à
propos des impacts des niveaux d’eau
au cours des 5 à 6 dernières années
et des besoins des utilisateurs. Il a
constaté que les impacts et les besoins
sont variés, mais se ressemblent
suffisamment pour discuter de l’élaboration
d’une proposition de position
conjointe. Le groupe a fait des
présentations à ce sujet au Groupe d’étude
du fleuve Saint-Laurent et du lac
Ontario.
- Le groupe est satisfait des niveaux d’eau
de cette année, mais s’inquiète du
fait que les intérêts en aval ont
connu des situations extrêmes au cours
de 3 des 6 dernières années. Il
souligne l’importance de ne pas
oublier qu’il y a d’importants
effets en aval qui découlent de petites
variations au niveau des débits
sortants du lac et qu’il y a des
impacts sur les intérêts en aval.
- Le groupe est également un peu
préoccupé par la possibilité que les
précipitations soient peu abondantes à
l’automne et que les niveaux
redeviennent en-deçà du niveau de
référence. Il demande donc au Conseil
de faire preuve de prudence à cet effet.
Capitaine Jean-Luc Bédard, port de
Montréal
- Il est préoccupé par la possibilité
que l’évacuation rapide de l’eau du
lac en 1998 et en 2002 se répète cette
année. Il préfère que l’eau soit
conservée dans le lac pour être
utilisée plus tard à l’automne,
période à laquelle il est certain que
ce sera nécessaire. Il apprécie que la
plupart des intérêts qui ont parlé
lors de la téléconférence soient
relativement satisfaits de la situation
actuelle, mais il mentionne qu’il
serait plus réconfortant pour le port
de maintenir la réserve d’eau dans le
lac.
Mme Christiane Hudon, Environnement
Canada, Groupe de travail technique sur l’environnement,
Groupe d’étude du fleuve Saint-Laurent et
du lac Ontario
- Les scientifiques du Groupe d’étude
du fleuve Saint-Laurent et du lac
Ontario sont tous d’avis que des
cycles naturels des niveaux d’eau sont
requis pour maintenir des habitats
marécageux en santé. Les scientifiques
favorisent un plan de régularisation
qui imite d’importantes variations de
type naturel. On a besoin d’un plan de
régularisation rigoureux pouvant s’adapter
au changement climatique.
En réponse aux préoccupations
exprimées par Mme Hudon, M. Rush
(Watertown) et d’autres personnes à
propos de la perte du cycle naturel des
niveaux d’eau dans le réseau, M. P.
Yeomans, maire de Dorval et membre du
Conseil international de contrôle du
fleuve Saint-Laurent, rappelle aux
participants à la téléconférence que
des études antérieures de la CMI
étaient basées sur 2 ans (durée
critique du cycle), et non pas les 25 ans
qui sont utilisés comme référence dans
l’étude actuelle. Il croit qu’un
cycle de 12 ans est plus approprié en ce
qui a trait à la durée de vie/taux de
récupération des espèces d’arbres
nécessaires pour maintenir des rivages et
des milieux humides en santé. Si les
arbres ne survivent pas, la faune
disparaîtra également. Mme Hudon ajoute
que le groupe de travail technique
continue de travailler à cette question.
M. Bédard apporte son appui à un cycle
de 12 à 15 ans et rappelle que des
travaux menés à la fin des années 1980
révélaient qu’il s’agissait là d’un
cycle plus naturel pour les niveaux d’eau
et par conséquent, les espèces d’arbres
riverains. Il croit que le rétablissement
d’un cycle plus naturel est plus
important que la rétention de réserves d’eau
pour parer à toute éventualité dans le
port, ce qui déforme les cycles naturels.
Brockville
M. Dalton Foster, président de l’IWLC
- A apprécié la réduction des débits
sortants les 25 et 26 septembre afin d’aider
les plaisanciers; il juge que ce fut
réussi, non seulement pour le halage
des bateaux et leur déplacement, mais
aussi pour la réinstallation de prises
d’eau individuelles dans le lac St.
Lawrence avant la baisse du niveau d’eau.
- Demande de faire preuve de prudence
lors de l’abaissement du niveau du lac
Ontario afin que la situation survenue
en 1998 et en 2002 ne se reproduise pas.
Les niveaux avaient alors baissé
rapidement et même dépassé le niveau
« cible » pour atteindre des
niveaux trop bas.
- Rappelle l’importance de faire des
prévisions et des extrapolations et de
tirer profit des ouvertures.
- Croit que le Plan 1958-D n’est plus
à jour parce qu’il ne permet pas d’éviter
ce genre de situation par lui-même.
M. Tom Regan
- De nombreux plaisanciers ont été
mécontents des niveaux qui ont été
inférieurs au niveau de référence
dans le lac Ontario pendant tout l’été
et au cours des 4 à 5 dernières
années. (M. F. Sciremammano (Ph. D.),
membre du Conseil international de
contrôle du fleuve Saint-Laurent,
intervient pour corriger cette fausse
impression et indique que les niveaux d’eau
dans le lac Ontario et la partie amont
du fleuve ont été au-dessus de la
moyenne au cours de l’été.)
Watertown
M. Robert Rush
- Inquiet du fait que les bas niveaux
dans la région de la baie Chippawa
influent sur le halage saisonnier des
bateaux.
- Croit que la régularisation du
réseau a éliminé l’inondation
naturelle des cours d’eau d’alimentation
qui mènent au lac et qui gardent les
cours d’eau et leurs marais en vie et
en santé.
Rochester
M. Max Streibel, Greece
- Aimerait que soient publiés un plus
grand nombre de communiqués comme celui
du mois de septembre, qui contenait des
explications sur les mesures prises et
leur bien-fondé, ainsi que sur les
effets attendus sur les divers
intérêts.
- Conseille de maintenir la stratégie
des débits sortants du Plan en vue d’abaisser
le niveau du lac Ontario pour éviter
que les glaces causent des dommages aux
structures et aux rivages cet hiver et
pour aider à atténuer les dommages
causés par le sillage du traversier
entre Rochester et Toronto, si ce
service devait être offert à nouveau.
M. James Quick
- Apprécie d’entendre le point de vue
des différentes parties intéressées.
- Sympathise avec les utilisateurs qui
ont été touchés par la situation en
2002.
- Préoccupé à savoir pourquoi les
niveaux d’eau près du lac sont bas et
se demande si c’est le résultat de
dragage antérieur. (M. Dalton Foster
répond de Brockville et indique que les
bas niveaux en amont du barrage
résultent de forts débits sortants et
d’une restriction dans le fleuve en
amont du barrage, et non pas de dragage.)
- Rappelle au Conseil que le compromis
est toujours une stratégie.
- D’après ses propres notes,
recueillies au cours des 3 dernières
années, les tempêtes ont
principalement touché la rive sud du
lac parce que les vents semblent surtout
provenir du nord-ouest.
- Rappelle aux participants que les
mesures visant à apporter un petit
changement au niveau du lac ou aux
débits sortants peuvent entraîner un
grand changement aux niveaux en aval et
avoir des impacts importants.
Burlington
M. Tys Tysmeyer, Jardins botaniques
royaux, Burlington
- Préoccupé par l’érosion des
bosquets de leur site causée par les
niveaux d’eau élevés.
- Préoccupé par les impacts des cycles
non naturels des niveaux d’eau sur
leurs marais.
- Préfère un cycle plus naturel des
niveaux d’eau afin de régénérer les
marais, par exemple, les roselières.
- Également préoccupé par les
variations extrêmes des niveaux d’eau
dans le lac et le fleuve, par exemple
une variation de 1,6 m dans le lac
entraîne un stress sur les terrains
marécageux comme ceux du site des
Jardins botaniques royaux qui deviennent
submergés ou totalement drainés.
- Satisfait des niveaux du lac plus tôt
dans l’année qui ont été bons pour
la végétation dans les marais, mais
inquiet du fait que le niveau n’a pas
baissé comme prévu à l’été, ce
qui a nui à la croissance d’importantes
roselières.
M. Al Wells, GCIP, Groupe d’étude du
fleuve Saint-Laurent et du lac Ontario
- Remercie la Nature et le Conseil de
faire du bon travail cette année en ce
qui concerne les niveaux d’eau.
- Les plaisanciers sont
particulièrement heureux et il rappelle
au Conseil que les niveaux d’eau
adéquats actuels sont nécessaires
jusqu’au 15 octobre.
M. Larry Fields, GCIP, Groupe d’étude
du fleuve Saint-Laurent et du lac Ontario
- Se demande si le Conseil croit qu’il
a bien géré la situation extrême
causée par les restes de l’ouragan
Frances, en particulier le risque d’érosion
causé par les niveaux d’eau élevés,
sans qu’il n’y ait de répercussions
importantes pour les parties
intéressées.
Le Colonel Johnston répond en disant que
le Plan 1958-D permettait de répondre
rapidement et de manière efficace, c’est
la raison pour laquelle le Conseil a
décidé de respecter le Plan tout au long
de la période de récupération. La baisse
rapide du niveau du lac aidée par le Plan a
été efficace pour réduire le risque d’érosion,
et seulement un écart a été nécessaire,
pour aider les plaisanciers du lac St.
Lawrence dans une situation de besoin
critique. M. Sciremammano (Ph. D.)
ajoute que si l’ouragan s’était produit
à un autre moment, soit plus tard dans la
saison, il aurait pu être plus difficile de
gérer les impacts et le Plan 1958-D
lui-même n’aurait peut-être pas pu
fournir une réponse