Événements
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Copyrights : Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent


Notes de la téléconférence entre plusieurs villes tenue le 12 octobre 2004

 

Sites : Montréal (Dorval), Brockville, Watertown, Rochester, Burlington

Durée : 19 h 30 à 20 h 10

Président: Colonel G.E. Johnston

Membres du Conseil et du personnel participants :

Montréal (Dorval ) : P. Yeomans, A. Carpentier, D. Fay

Brockville : R. Metcalfe, J. Lorquet, R. Caldwell

Watertown : Col. G. Johnston, J. Kangas, C. Fisher

Rochester : F. Sciremammano, C. Lobaugh

Burlington : P. Pilon, P Yu

Nombre de participants du public :

Participants (incluant les membres R.S.V.P. du GT et du GCIP)

Montréal (Dorval) 3 7 (1 GT)

Brockville 1 2

Watertown 1 (2) 3

Rochester 1 (2) 2 (1 GCIP)

Burlington 2 8 (1 GCIP)

Notes: R. Golding (par téléphone), J. Kangas

Résumé des commentaires du public

Satisfaction générale, à la fois en amont et en aval, à l’égard des niveaux d’eau à ce jour cette année, et de la façon dont le Conseil gère le réseau.

Certains riverains du lac sont préoccupés par un taux d’érosion accru causé par des niveaux d’eau plus élevés.

Certaines parties intéressées du lac et en aval préfèreraient que les niveaux d’eau suivent un cycle plus naturel en raison des impacts négatifs liés à des niveaux d’eau plus élevés et de la trop faible fluctuation sur l’intégrité et la santé des rivages et des habitats, particulièrement les milieux humides.

Signes d’une hausse soutenue de la reconnaissance du public et de l’appréciation des besoins et des souhaits des autres intérêts dans d’autres parties du réseau.

Les membres du GCIP qui étaient présents à la téléconférence ont participé plus activement aux discussions, d’une manière positive et pédagogique dans l’ensemble, et ont projeté une plus grande appréciation des complexités en cause dans la gestion équilibrée du réseau.

Meilleur échange d’opinions et de renseignements avec le public.

Plus grande ouverture au dialogue avec les membres du Conseil.

 

Commentaires et réponses détaillés

Montréal (Dorval)

M. Claude Mailloux, groupe d’utilisateurs du fleuve Saint-Laurent

  • Ce groupe s’est intéressé aux niveaux d’eau dans le fleuve Saint-Laurent au cours des deux dernières années. Ce groupe a mené un sondage auprès des utilisateurs à propos des impacts des niveaux d’eau au cours des 5 à 6 dernières années et des besoins des utilisateurs. Il a constaté que les impacts et les besoins sont variés, mais se ressemblent suffisamment pour discuter de l’élaboration d’une proposition de position conjointe. Le groupe a fait des présentations à ce sujet au Groupe d’étude du fleuve Saint-Laurent et du lac Ontario.
  • Le groupe est satisfait des niveaux d’eau de cette année, mais s’inquiète du fait que les intérêts en aval ont connu des situations extrêmes au cours de 3 des 6 dernières années. Il souligne l’importance de ne pas oublier qu’il y a d’importants effets en aval qui découlent de petites variations au niveau des débits sortants du lac et qu’il y a des impacts sur les intérêts en aval.
  • Le groupe est également un peu préoccupé par la possibilité que les précipitations soient peu abondantes à l’automne et que les niveaux redeviennent en-deçà du niveau de référence. Il demande donc au Conseil de faire preuve de prudence à cet effet.

Capitaine Jean-Luc Bédard, port de Montréal

  • Il est préoccupé par la possibilité que l’évacuation rapide de l’eau du lac en 1998 et en 2002 se répète cette année. Il préfère que l’eau soit conservée dans le lac pour être utilisée plus tard à l’automne, période à laquelle il est certain que ce sera nécessaire. Il apprécie que la plupart des intérêts qui ont parlé lors de la téléconférence soient relativement satisfaits de la situation actuelle, mais il mentionne qu’il serait plus réconfortant pour le port de maintenir la réserve d’eau dans le lac.

Mme Christiane Hudon, Environnement Canada, Groupe de travail technique sur l’environnement, Groupe d’étude du fleuve Saint-Laurent et du lac Ontario

  • Les scientifiques du Groupe d’étude du fleuve Saint-Laurent et du lac Ontario sont tous d’avis que des cycles naturels des niveaux d’eau sont requis pour maintenir des habitats marécageux en santé. Les scientifiques favorisent un plan de régularisation qui imite d’importantes variations de type naturel. On a besoin d’un plan de régularisation rigoureux pouvant s’adapter au changement climatique.

En réponse aux préoccupations exprimées par Mme Hudon, M. Rush (Watertown) et d’autres personnes à propos de la perte du cycle naturel des niveaux d’eau dans le réseau, M. P. Yeomans, maire de Dorval et membre du Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent, rappelle aux participants à la téléconférence que des études antérieures de la CMI étaient basées sur 2 ans (durée critique du cycle), et non pas les 25 ans qui sont utilisés comme référence dans l’étude actuelle. Il croit qu’un cycle de 12 ans est plus approprié en ce qui a trait à la durée de vie/taux de récupération des espèces d’arbres nécessaires pour maintenir des rivages et des milieux humides en santé. Si les arbres ne survivent pas, la faune disparaîtra également. Mme Hudon ajoute que le groupe de travail technique continue de travailler à cette question. M. Bédard apporte son appui à un cycle de 12 à 15 ans et rappelle que des travaux menés à la fin des années 1980 révélaient qu’il s’agissait là d’un cycle plus naturel pour les niveaux d’eau et par conséquent, les espèces d’arbres riverains. Il croit que le rétablissement d’un cycle plus naturel est plus important que la rétention de réserves d’eau pour parer à toute éventualité dans le port, ce qui déforme les cycles naturels.

Brockville

M. Dalton Foster, président de l’IWLC

  • A apprécié la réduction des débits sortants les 25 et 26 septembre afin d’aider les plaisanciers; il juge que ce fut réussi, non seulement pour le halage des bateaux et leur déplacement, mais aussi pour la réinstallation de prises d’eau individuelles dans le lac St. Lawrence avant la baisse du niveau d’eau.
  • Demande de faire preuve de prudence lors de l’abaissement du niveau du lac Ontario afin que la situation survenue en 1998 et en 2002 ne se reproduise pas. Les niveaux avaient alors baissé rapidement et même dépassé le niveau « cible » pour atteindre des niveaux trop bas.
  • Rappelle l’importance de faire des prévisions et des extrapolations et de tirer profit des ouvertures.
  • Croit que le Plan 1958-D n’est plus à jour parce qu’il ne permet pas d’éviter ce genre de situation par lui-même.

M. Tom Regan

  • De nombreux plaisanciers ont été mécontents des niveaux qui ont été inférieurs au niveau de référence dans le lac Ontario pendant tout l’été et au cours des 4 à 5 dernières années. (M. F. Sciremammano (Ph. D.), membre du Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent, intervient pour corriger cette fausse impression et indique que les niveaux d’eau dans le lac Ontario et la partie amont du fleuve ont été au-dessus de la moyenne au cours de l’été.)

Watertown

M. Robert Rush

  • Inquiet du fait que les bas niveaux dans la région de la baie Chippawa influent sur le halage saisonnier des bateaux.
  • Croit que la régularisation du réseau a éliminé l’inondation naturelle des cours d’eau d’alimentation qui mènent au lac et qui gardent les cours d’eau et leurs marais en vie et en santé.

Rochester

M. Max Streibel, Greece

  • Aimerait que soient publiés un plus grand nombre de communiqués comme celui du mois de septembre, qui contenait des explications sur les mesures prises et leur bien-fondé, ainsi que sur les effets attendus sur les divers intérêts.
  • Conseille de maintenir la stratégie des débits sortants du Plan en vue d’abaisser le niveau du lac Ontario pour éviter que les glaces causent des dommages aux structures et aux rivages cet hiver et pour aider à atténuer les dommages causés par le sillage du traversier entre Rochester et Toronto, si ce service devait être offert à nouveau.

M. James Quick

  • Apprécie d’entendre le point de vue des différentes parties intéressées.
  • Sympathise avec les utilisateurs qui ont été touchés par la situation en 2002.
  • Préoccupé à savoir pourquoi les niveaux d’eau près du lac sont bas et se demande si c’est le résultat de dragage antérieur. (M. Dalton Foster répond de Brockville et indique que les bas niveaux en amont du barrage résultent de forts débits sortants et d’une restriction dans le fleuve en amont du barrage, et non pas de dragage.)
  • Rappelle au Conseil que le compromis est toujours une stratégie.
  • D’après ses propres notes, recueillies au cours des 3 dernières années, les tempêtes ont principalement touché la rive sud du lac parce que les vents semblent surtout provenir du nord-ouest.
  • Rappelle aux participants que les mesures visant à apporter un petit changement au niveau du lac ou aux débits sortants peuvent entraîner un grand changement aux niveaux en aval et avoir des impacts importants.

Burlington

M. Tys Tysmeyer, Jardins botaniques royaux, Burlington

  • Préoccupé par l’érosion des bosquets de leur site causée par les niveaux d’eau élevés.
  • Préoccupé par les impacts des cycles non naturels des niveaux d’eau sur leurs marais.
  • Préfère un cycle plus naturel des niveaux d’eau afin de régénérer les marais, par exemple, les roselières.
  • Également préoccupé par les variations extrêmes des niveaux d’eau dans le lac et le fleuve, par exemple une variation de 1,6 m dans le lac entraîne un stress sur les terrains marécageux comme ceux du site des Jardins botaniques royaux qui deviennent submergés ou totalement drainés.
  • Satisfait des niveaux du lac plus tôt dans l’année qui ont été bons pour la végétation dans les marais, mais inquiet du fait que le niveau n’a pas baissé comme prévu à l’été, ce qui a nui à la croissance d’importantes roselières.

M. Al Wells, GCIP, Groupe d’étude du fleuve Saint-Laurent et du lac Ontario

  • Remercie la Nature et le Conseil de faire du bon travail cette année en ce qui concerne les niveaux d’eau.
  • Les plaisanciers sont particulièrement heureux et il rappelle au Conseil que les niveaux d’eau adéquats actuels sont nécessaires jusqu’au 15 octobre.

M. Larry Fields, GCIP, Groupe d’étude du fleuve Saint-Laurent et du lac Ontario

  • Se demande si le Conseil croit qu’il a bien géré la situation extrême causée par les restes de l’ouragan Frances, en particulier le risque d’érosion causé par les niveaux d’eau élevés, sans qu’il n’y ait de répercussions importantes pour les parties intéressées.

Le Colonel Johnston répond en disant que le Plan 1958-D permettait de répondre rapidement et de manière efficace, c’est la raison pour laquelle le Conseil a décidé de respecter le Plan tout au long de la période de récupération. La baisse rapide du niveau du lac aidée par le Plan a été efficace pour réduire le risque d’érosion, et seulement un écart a été nécessaire, pour aider les plaisanciers du lac St. Lawrence dans une situation de besoin critique. M. Sciremammano (Ph. D.) ajoute que si l’ouragan s’était produit à un autre moment, soit plus tard dans la saison, il aurait pu être plus difficile de gérer les impacts et le Plan 1958-D lui-même n’aurait peut-être pas pu fournir une réponse


CONTACTS

Reg Golding
Secrétaire, section canadienne
Garde côtière canadienne
200 rue Kent
Ottawa (Ontario) K1A 0E6
Tél. (613) 998-1408
Fax (613) 991-2473
Email
John Kangas
Secretary, United States Section
U.S. Army Corps of Engineers
111 North Canal Street
Chicago, Illinois 60606-7205
Tel (312) 353-4333
Fax (312) 353-5439
Email